Ixyj Discours
î Quoique M. Pascal sût encore , pour ainsidire , au milieu de les années , il avoir remplifa course en consommant, par la publication deses lettres , P oeuvre principale que Dieu luiavoit confiée. Depuis ce temps ses infirmitésaugmentèrent de plus en plus. Cependant íesaffaires qui agitoient alors Ja maison de Port-Royal, Tengagerent à prendre encore quelquepart aux écrits que l’on fit au sujet de diversmodelés de signature , en 1662.. L’un de cesActes fut caule d’un différend que M. Pascaleut avec les MM. de Port-Royal, & sur-toutavec MM. Arnauld & Nicole. Ce différendistintércssoit en rien le fond des matières , enquoi ìîs étoient tous d’accord z il ne s’agifïòitque des expressions , qui, selon M. Pascal, nemarquoient pas assez clairement les dispositionsdes Religieuses, & ne mettoient pas assez àcouvert la doctrine de la grâce efficace. II yeut fur cela diverts écrits de part & d’autre.Mais comme cette contestation n’avoit d’autreprincipe que l’arnour de la vérité , elle n’altérapoint la liason intime qui étoit entre ces MM.& M. Pascal, Peu de temps après, il ne futplus question de l’Acte qui avoit causé ce dif-férend ; on voulut que les Religieuses signassentpurement & simplement. Alors les soupçonsque M. Pascal avoit conçus d u relâchement defes amis , se dissipèrent entièrement ; & laconduite que tinrent les Religieuses » I’obligeade reconnoître qu’il n’avoit pas díì les accuserde foiblesse.
L’amour de la vérité dui avoit toujours diri-gé Ta plume, lui servit auss: à en justisier les pro-ductions. Mademoiselle Perrier sa niece nousa conservé le récit d’une conversation qu’il eutau sujet des Provinciales, un an avant fa mort." O11 m’a demandé , dit-il, si je ne me repens
pas d’svoìrfait les Provinciales, J’ai répondu