ïS Seconde Lettre.
site inévitable , d’èrre, ou extravagant, su hé-rétique, ou Janséniste? Et en quels termassom-xnes-nous réduiss, s’il n’y a que les Jansénistesqui ne se brouillent ni avec la foi, ni avec hraison, & qui se sauvent tout ensemble de lafolie & de Terreur ?
Mon amiJaníéniffeprenoïtce discours à bonprésage, & me croyois déjà gfgné. II ne me dkrien néanmoins ; mais en s’adrefsmt à ce Pere:Pites-moi , je vous pr/e , mon Pere, en quoivous êtes conformes aux Jésuites? C’est, dit-'l,en ce que le; Jésuites & nous, reconnoiiTons lesgrâces suffisantes á omtées à tous. Mais,4ui dîMÍ,il y a deux choses dans ce mot de grâce suffi-sante} il y a le son qui n’est que d u vent » & lachose qu’il signifie, qui est réelle& effective.Et_ainsi ^mutnd vous étesjfaccord avec les Jésuites
êtes contraires dans le sens, ií est visible quevous êtes contraires touchant la substance de ceterme , & que vous n’ètcs d’accord que du son,Est-ce là r.gîr sincèrement &. cordialement ?
Mais quoi ) dit le hon homme » de quoi vousplaìgnez-vous, puisque nous ne trahissons per-sonne par ce^te maniéré de parler? Car dans nosécoles nous disons ouvertement,que nousl’en-tendons d’une maniéré contraire aux Jésuites. Jeme plains , lui dit mon ami, de ce que vous nepubliez pas de toutes parts, que vous entendez, par grâce suffisante , la grâce qui n’est pas suffi-sante. Vous êtes obligés en conscience » enchangeant ainsi le sens deS termes ordinaires dela Religion, de dire que quand vous admettezune grâce suffisante dans tous les hommes, vousentendez qu’ils n’ontpas de grâces suffisantes eneffet. Tout ce qu’il y a de personnes au mondeentendent le mot de suffisant en un même sens;les seuls nouveaux Thomistes l’entendent en
antre, Toutçs les femmes* qui sent la moi*