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Les Provinciales, ou, Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. jésuites, sur la morale & la politique de ces pères : avec un discours préliminaire contenant un abrégé de la vie de M. Pascal, & l'histoire des Provinciales / [Blaise Pascal]
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ïS Seconde Lettre.

site inévitable , dèrre, ou extravagant, su hé-rétique, ou Janséniste? Et en quels termassom-xnes-nous réduiss, sil ny a que les Jansénistesqui ne se brouillent ni avec la foi, ni avec hraison, & qui se sauvent tout ensemble de lafolie & de Terreur ?

Mon amiJaníéniffeprenoïtce discours à bonprésage, & me croyois déjà gfgné. II ne me dkrien néanmoins ; mais en sadrefsmt à ce Pere:Pites-moi , je vous pr/e , mon Pere, en quoivous êtes conformes aux Jésuites? Cest, dit-'l,en ce que le; Jésuites & nous, reconnoiiTons lesgrâces suffisantes á omtées à tous. Mais,4ui dîMÍ,il y a deux choses dans ce mot de grâce suffi-sante} il y a le son qui nest que d u vent » & lachose quil signifie, qui est réelle& effective.Et_ainsi ^mutnd vous étesjfaccord avec les Jésuites

êtes contraires dans le sens, est visible quevous êtes contraires touchant la substance de ceterme , & que vous nètcs daccord que du son,Est-ce r.gîr sincèrement &. cordialement ?

Mais quoi ) dit le hon homme » de quoi vousplaìgnez-vous, puisque nous ne trahissons per-sonne par ce^te maniéré de parler? Car dans nosécoles nous disons ouvertement,que nouslen-tendons dune maniéré contraire aux Jésuites. Jeme plains , lui dit mon ami, de ce que vous nepubliez pas de toutes parts, que vous entendez, par grâce suffisante , la grâce qui nest pas suffi-sante. Vous êtes obligés en conscience » enchangeant ainsi le sens deS termes ordinaires dela Religion, de dire que quand vous admettezune grâce suffisante dans tous les hommes, vousentendez quils nontpas de grâces suffisantes eneffet. Tout ce quil y a de personnes au mondeentendent le mot de suffisant en un même sens;les seuls nouveaux Thomistes lentendent en

antre, Toutçs les femmes* qui sent la moi*