zo Troisième Lettre.est-ce là tout ce qu’ont pu faire durant fi îongitemps tant de Docteurs si acharnés fur un feu!,que cle ne trouver dans tous ses Ouvrages quetrois signes à reprendre, & qui font tirées despropres paroles des plus grands Docteurs deì’Egìiíe Grecque à Latine r Y a-tvil un Auteurqifon veuille perdre, dont les écrits n’en don-nent un plus spécieux prétexte ? Et quelle plushaute m.' rque peut-on produire de la pureté deia foi de cet illustre accusé?
D’o’i vient, disent - ils , qu’on pousse tantUlimprécations qui se trouvent dans cette Cen-sure , ou son assemble tous ces termes d& poi-son , de pefìe , d’horreur , de témérité, d’im-piété , de blasphéma t d’abomination > d’exc-cration , â* anathème , d'hérésie , qui font lesplus horribles expressions qtfon peurrek for-mer contre Arius, & contre PAntechrist même,pour combattre une hérésie imperceptible, &encore sens la découvrir? Si c’est contre lesparoles des Peres, qu*on agit de la forte > oùost la foi & la Tradition? Si c v est contre la pro-position de M. Arnauld , qu’on nous montreen quoi este en est différente > puifqu’ií ne nomcn paroît autre chose qu’une parfaite confor-mité? Quand nous en reconnoítrons le mal,nous saurons en deteílation ;mcts tant que nousne le verrons point, que nous n f y trouve-rons que les sentiments desSaintsPeresconçus& exprimés en leurs propres termes* com-ment pourrions - nous savoir, sinon en unesainte vénération ?
Voilà de quelle sorte ils s’emportent ; roaisce font des gens trop pénétrants. Pour nous quiîsapprofondiffons pas tant les choses , tenons-nous en repos fur le tout. Voulons-nous êtreplus savants que nos Maîtres? N’entreprenonspas plus qu’enx. Nous nous égarerions dans cette
recherche. il ne faudroit rien pour rendre cette