Buch 
Les Provinciales, ou, Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. jésuites, sur la morale & la politique de ces pères : avec un discours préliminaire contenant un abrégé de la vie de M. Pascal, & l'histoire des Provinciales / [Blaise Pascal]
JPEG-Download
 

ÉsfcrarsL,

tûT.l tiréîr :s;

AsDfciia*i ï;A:xéctiís

dheo

iju'onri:‘;':lkr.s(:;íL : ''

k ttucù i :'sfSJÍwt:;,!!'r«e,pWírfcapEtf:*^fech':^irçtwîifyí" c'eí îc:: r { .'s

. Vc: bc.’ì irï!

' ^fl'ne’Wíprrd'î^'^'incítwni Ififfiii

;.^yttWíP

tes &r oir,t«« e

Troisième Lettre. z i

4Ceníurehérétique. La vérité est st délicate, quepour peu qu’on s’en retire » on tombe dans Ter-reur; mais cette erreur est st déliée , que pourpeu qu’on s’en éloigne, on se trouve dans lavérité» II n’y a qu'un point imperceptible entrecette proposition & la foi. La distance en est stinsensible» que j’ai eu peur en ne la voyant pas,de me rendre contraire auxDocteursdePEglUé,pour me rendre trop conforme auxDofteurs deSorbonne. Et dans cette crainte j’ai jugé néces-saire de consulter un de ceux qui, par politique,furent neutres dans la premiere question , pourapprendre de lui la chose véritablement. J’en aidonc vu un fort habile, que je priai de mevouloirmarquer les circonstances de cette diffé-rence , parce que je lui confessai franchementque je n'y en voyois aucune.

A quoi il me répondit en riant, comme s’ileût pris plaisir à ma naïveté : Que vous êtessimple de croire qu'il y en ait ! Et o à pourroit-elleêtre? Vousimaginez-vousque si l’on en eûttrouvé quelqu’une, on ne Peut pas marquée hau-tement, & qu’on n’estt pas été ravi de Pexposeràlavuede tousîes peuplesdans Pesprit desquehon veut décrier M. Arnauîd í Je reconnus biená ce peu de mots, que tous ceux qui avoient éténeutres dans la premiere question , ne l’eustentpas été dans la seconde. Je ne laissai pas néan-moins de vouloir oui r ses raisons , 8í de luidire : Pourquoi donc ont-ils attaqué cette pro-position ? A quoi il me repartit : lgnorez-vousces deux choies , que les moins instruits de cesaffaires connoissent : Tune, que M. Arnnuld atoujours évité de dire rien qui ne fût puissam-ment fondé fur laTraditîon de l’Eglife : Pautre,que ses ennemis ont néanmoins résolu de Pen,retrancher à quelque prix que ce soit; & qu’ainstles écrits de Pun ne donnant aucune prise auxdesseins des autfgs ; ils ont été contraints, poutB 4