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Les Provinciales, ou, Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. jésuites, sur la morale & la politique de ces pères : avec un discours préliminaire contenant un abrégé de la vie de M. Pascal, & l'histoire des Provinciales / [Blaise Pascal]
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z r _ Troijume Lettre .

satisfaire leur passion, de prendre une propos^tion telle quelle » & de la condamner fans direen quoi ni pourquoi? Car ne savez-vous pascomment les Jansénistes les tiennent en échec »&. les pressent fi furieusement, que la moindreparole ciui leur échappe contre les prîneipesdesreres, or. les voit incontinent accablés par desv oîumes entiers,où ils font forcés d'e succomber?De sorte quaprcs tant dépreuvesde leur foibles-se, ils ont juge plus àpropos & plus facile de cen-surer que de repartir, parce quil leur est bienpins aisé de trouverdes Moines que des raisons.

Mats quoi f lui dis-je, la chose étant ainsi ,te u r Censure est inutile : car quelle créance yaiïra-t-on en la voyant sans fondement, & ruinéeparles réponses quon y fera? Si vousconnoifsiezTesprit d u peuple, me dit mon Docteur, vousparleriez dupe autre forte. Leur Censure,toute( 'usurable quelle est, aura presque tout soneffet pour un temps t &quoiquà force den mon-trer ['invalidité, il soit certain qison la fera en-tendre, est aussi véritable que dabord la plu-part des esprits en ferontaussi fortement frappés,que de la plus juste du inonde. Pourvu quoncrie dans les rues : Voici la Censure de M, Ar-naud, voici la condamnation des Jansénïjles;ies Jésuites auront leur compte. Combien y enauva-t-ilpeit qui la lisent? Combien peu de ceuxqui la liront, qui lentendent ? Combien peuqui apperçoivent quelle ne satisfait point auxobjections ? Qui croyez-vous qui prenne leschoses à coeur, & qui entreprenne deles exami-nera fond? Voyez donc combien il y a d'utilitéen cela pour les ennemis des Jansénistes. Ils fontfurs par- de triompher , quoique dun vaintriomphe à leur ordinaire,, an moins durantquelques mois : cest beaucoup pour eux j ilschercheront ensuite quelque nouveau moyen daíubsiuer.Ils vivent au jour la journée»Cest de