z r _ Troijume Lettre .
satisfaire leur passion, de prendre une propos^tion telle quelle » & de la condamner fans direen quoi ni pourquoi? Car ne savez-vous pascomment les Jansénistes les tiennent en échec »&. les pressent fi furieusement, que la moindreparole ciui leur échappe contre les prîneipesdesreres, or. les voit incontinent accablés par desv oîumes entiers,où ils font forcés d'e succomber?De sorte qu’aprcs tant d’épreuvesde leur foibles-se, ils ont juge plus àpropos & plus facile de cen-surer que de repartir, parce qu’il leur est bienpins aisé de trouverdes Moines que des raisons.
Mats quoi f lui dis-je, la chose étant ainsi ,te u r Censure est inutile : car quelle créance yaiïra-t-on en la voyant sans fondement, & ruinéeparles réponses qu’on y fera? Si vousconnoifsiezTesprit d u peuple, me dit mon Docteur, vousparleriez d’upe autre forte. Leur Censure,toute( 'usurable qu’elle est, aura presque tout soneffet pour un temps t &quoiqu’à force d’en mon-trer ['invalidité, il soit certain qison la fera en-tendre, iî est aussi véritable que d’abord la plu-part des esprits en ferontaussi fortement frappés,que de la plus juste du inonde. Pourvu qu’oncrie dans les rues : Voici la Censure de M, Ar-naud, voici la condamnation des Jansénïjles;ies Jésuites auront leur compte. Combien y enauva-t-ilpeit qui la lisent? Combien peu de ceuxqui la liront, qui l’entendent ? Combien peuqui apperçoivent qu’elle ne satisfait point auxobjections ? Qui croyez-vous qui prenne leschoses à coeur, & qui entreprenne deles exami-nera fond? Voyez donc combien il y a d'utilitéen cela pour les ennemis des Jansénistes. Ils fontfurs par-là de triompher , quoique d’un vaintriomphe à leur ordinaire,, an moins durantquelques mois : c’est beaucoup pour eux j ilschercheront ensuite quelque nouveau moyen daíubsiuer.Ils vivent au jour la journée»C’est de