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Les Provinciales, ou, Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. jésuites, sur la morale & la politique de ces pères : avec un discours préliminaire contenant un abrégé de la vie de M. Pascal, & l'histoire des Provinciales / [Blaise Pascal]
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Troisième Lettre. _ 33

9ètte sorts quils fe sont maintenus jusques àprésent, tantôt par un catéchisme un enfantcondamne leurs adversaires ; tantôt par uneprocession la grâce suffisante mene Tefficaceen triomphe ; tantôt par une comédie îesdiables emportent Janlenius -, une autrefois parun almanach; maintenant par cette Censure,

En vérité, lui dis-js » je trouvois tantôt atredire au procédé des Moíinistes : mais après ce 'que vous mavez dit, jadmire leur prudence &leur politique. Je vois bien quils ne pouvoientrien faire de plus judicieux ni de plus sûr. Vouslentendez, me dit-il : leur plus fur parti a tou-jours été de se taire. Et eest ce qui a fait direà un savant Théologien : Que les plus habilesdentreux font ceux qui intriguent beaucoup ,qui parlent peu, & qui réécrivent point.

Ceft dans cet esprit, que dès le commence-ment des assemblées, ils avoienf prudemmentordonné, quefiM.Arnauldvenoit enSorbonne,ce ne fôt que pour exposer simplement ce quilçroyoít, & non pas pour y entrer en lice contrepersonne. Les Examinateurs sétant voulu unpeu écarter de cette méthode , ils ne sen sontpas bien trouvés. Iîs fe sont vus trop fortementréfutés par son second Apologétique.

Cest dans ce môme esprit, quils ont trouvécette rare 8c toute nouvelle invention de lademi-heure & du fable. Ils fe sont délivrés par-ia de rimportunitc de ces Docteurs, qui entre-prenoient de réfuter toutes leurs raisons , deproduire les livres pour les convaincre de faus-seté , de les sommer de répondre, & de Ies ré-duire à ne pouvoir répliquer.

Ce nest pas quils naient bien vu, que cemanquement de liberté qui avoit porté ungrand nombre de Docteurs à se retirer desassem-blées, ne feroit pas de bien à leur Censure, 6cque iflcte de prçtestatiyj> de nullité quenavyiçB J: