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IV. LETTRE
A U K P R O V X K c I A L. *
De la Grâce affuelle toujours présente»,des pc.chèï à‘ignorance.
O N S I F. U R
II n’eíl rien tel eue les Jésuites. J’ai bien vudes Jacobins, des Docteurs,. & de toute fortede gens; mais ur.e pareille visite manquoit àmou instruction. Les autres ne font que les co-pier. Les choses valenttoujours mieux dans leursource. Peu ni donc v.u un des plus habiles, Scj’y étois-accompagné de mon fidele Jansénistequi vînt avec moi aux Jacobins. Et comme jeíòuhaitois particulièrement d’être éclairci fur lesujet d’un■ différend qu’ils ont avec les Jansé-nistes touchant ce qu’iîs appellent là grâce ac-tuelle , je dis à.ce. bon Pere, que je lui seroisfort obligé s'il vouloit m’en instruire ; que jene savois pas seulement ce que. ce terme signi-fioit : je le priai donc de me l'explîquer;Très-vo-lontiers , ive dit-il'jjcar j’aime les gens curieux:Ln voici U définition. Nous appelions grâce ac - )tucllc , une inspiration de Dieu par laquelle il ;nous fait connoítrc fa volonté, 6* par laquelle jilr.Qiis excite à vouloir faccomplir..Ulen quoi» jhui dis-je » êtes-vous en dispute avec les Jansé- 1nistes fur ce sujet? C’est > me répondit-il, enííc que nous voulons que Dieu donne des grâcesactuelles à tous les hommes à chaque tentation?parce que nous soutenons r que si l’on n’avoit
* Lamatiere.de çettt lettre fut fournis •M, Amaaldt.