38 Quatrième Lettre.
Casuistes , oc des nouveaux SchoîalHques > i?vous en rapportera un beau nombre. M.iisquoi?lui dis-je , je me moque de ces auteurs là » s’ilsfont contraires àlaTradition. Vousavezraikm»me dit-il. A ces mots le bon Pere arriva chargéde livres ; 8c m’offrant le premier qu’il tenoit ;Lisez , me dit-il,la Somme des péchés duPereBauny,que voici; Sc de U cinquième éditionencore , pour vous montrer que c’est un bonlivre. Oeil dommage , me dit tout bas monJanséniste , que ce livre-là ait été condamné àRome , 8c par les Evêques de France. Voyez »me dit te Pere , la page 996. Je lus donc; Sc jetrouvai ces paroles : Four pécher & se rendrecoupable devant Dieu , il faut savoir que ' lackose qn’on veut faire, ne vaut rien, ou aumoins en douter > craindre, ou bien juger queDieu ne prendplaifir à Faction à laquelle ons*occupe f qitil la défend > & noncbjiant lafaire , franchir le fault & passer outre .
Voilà qui commence bien » lui dis-je. Voyezcependant, me dit-il, ce que c’est quel’envie.C’étoit fur cela que M. Hallier, avant qu’il fûtde nos amis , í’e moquoit du P. Bauny , Sc luiappliquoit ces paroles : Ecce qui tollitpeccatamundi; Voila celui qui ôte les péchés du mon-de, II est vrai, lui dis-je , que voilà une ré-demption toute nouvelle , selon lc P. Baur.i.
En voulez-vous ,ajouta-t-il, nne autorité plusauthentique } Voyezce Uvre du P. Annat; c’estJe dernier qu’il a fait contre M. Arnauld: lisezla page 34 , où il y a une oreille , Sc voyez, leslignes que j’ai marquées avec du crayon : ellesfont toutes d’or. Je lus donc ces termes : Cduiqui n’a aucune pensée de Dieu ni âefes péchés ,ni aucune appréhension, c'est-à-dire , à ce qn’ilme fit entendre , aucune connoiiTance> de Fo-blìgation d'exerccr des actes d*amour de Dieu*v de contrition 3 n’a aucune grâce actuelle pont