4 © Quatrième Lettre,
le défis de Ja guérison. /. Dieu lui inspire Hdefir dc le prier <$• à'implorer son secours .
Et si toutes ces choses ne se passent dansVameiditìeJéíuite,l’action n’estpas proprementpèche , & ne peut être imputée , comme M.le Moine ’e dit en ce même endroit, & danstoute la fuite.
Envoulez-vous encore d’autres autorités?envoici. Mais toutes modernes, me dit doucementmon Janséniste. Je le vois bien, dis-je. Et enm’adressant à ce Pore, je lui dis : O mon Pere ,le grand bien que voici pour des-gens de maconnoissance ! il faut que je vous les amene.Peut-être n’en avez - vous guere vu qui aientmoins de péchés: car ils ne pensent jamais àDieu ; les vices ont prévenu leur raison ; Usn*ont jamais connu ni leur infirmité, ni le Mé-decin qui la peut guérir : ils n'ont jamais penjéà désirer la santé de leur amc, & encore moinsâ prier Dieu de la leur donner ; de sorte qu’ilssont encore dans Pinnocence du-h^ptême, selonM. Ie Moine. Us n ont jamais eu de pensée d* ai-mer Dieu , ni d y ctre contrits de leurs péchés ,de sorte que selon le P. Annat > ils rdont com-mis aucun péché par le défaut de charité (k depénitence i leur vie est dans une recherche con-tinuelle de toutes sortes de plaisirs, doutjamaisle moindre remords n’a interrompu le cours.Tous ces excès me faisoient croire leut perteassurée : mais , mon Pere , vous «rapprenezqueces mêmes excès rendent leur salut assuré.Bénisoyez-vous > mon Pere , qui justifiez ainsiles gens. Ees autres apprennent a guérir les âmespar des austérités pénibles; mais vous montrezque celles qu’on auroit cru le p us désespéré-ment malades, se portent bien: Ô la bonne voiepour être heureux en ce monde & en Pnutre íJ’avois toujours pensé qu’on péchât d’autantfrlus ; qu’pn pensait mçins ù Dieu ; mais àce que j?