Cinquième Lettre. _ 57
les faïloit traiter, je n’eus pas de peine à îemettre entrain. lime fit d’abord mille caresses;car il m’aime toujours : St après quelques dis-cours indifférents, je pris occasion du temps ou110 1 s sommes » pour apprendre de lui quelquechose sur le jeûne , afin d’entrer insensiblementen rrutiere. Je lui témoignai donc que j’avoisbien de îa peine a le supporter ; il m’exhortaL me faire violante : mais comme je continuaià me plaindre , il en fat touché , & se mit àchercher q .telque cause de dispense. II rn'en of-frit, en effe* - » pinceur; qui ne me convenoíentpoint , lorsqu’iî s’avisa enfin de me denv*nder fîje n’avois pas de peine ù dormir fans souper.Oui, lui dis-je , mon Pere ; St cela m’obfigesouvent à faire collation à núsi»&à souper lesoir. le fuis bien aise , me repìiquí-'-il, d’a-voir trouvé ce moyen de vous soulager sanspéché : allez, vous n’ètes vo'nt obligé à jeûner.Je ne veaxprsque vous rn'en croyiez; venezà îa Bibliothèque. J’y fus ; 6 c là t en prenant unlivre : En voici la preuve , me db-P ; & Dieusert quelle! C’estEscobar. Qui est Escohar , luidis-je » mon Pere ? Quoi ! vous ne savez pasqui est Esccbar, de notre Société, quia compilécette Théologie Morale de vingt-quatre de nosPeres ; fur q oi il fait, dans la Préface, uneallégorie de ce livre à celui de VApocalypse ,gu : état scellé de sept sceaux : Et il dit que JésusV offre ain fi scelle a ex . ->atre animaux t Suare^ tVasque^ , Maffia , Valentia , en présence deVinpt-QuatreJèsii'Us au } représentent Lesvinpt -quatrc'Vì&iliards? II l.-t tonte cette allégorie,qu’il trouvoit bien juste, & par ou il me don-noit une grande idée de l’exeeîlence de cet Ou-vrage. Ayant ensuite cherché son passge dujeûne : Le voici, me dit-il » au tr. i, ex. /y,». 6j. Celui qui ne peut dormir s*il n f a Joupi 9
*fi-d obligé de jeûner ? nalUmene. N’êtes-vons