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Les Provinciales, ou, Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. jésuites, sur la morale & la politique de ces pères : avec un discours préliminaire contenant un abrégé de la vie de M. Pascal, & l'histoire des Provinciales / [Blaise Pascal]
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96 Septième Lettre.

occidere , fi aliter ca injuria arcerl neqtùt. Envoulez-vous davantage ?

Je l’en remerciai ; car je n’en avois que tropentendu. Mais pour voir juíquV’i iroit une fidamnable doctrine , je lui dis: mais » monPere » ne sera-t-il point permis de tuer pourun peu moins? Ne fauroit-on diriger son in-tention, en forte qu’on puilVe tuer pour un dé-menti? Oui, dit le Pere, 5 c selon notre PoreBnldePe, L z , difp. 24 , n. 24 , rapporté parEîcobar, au même lieu , n. 40- il eftpermis detuer celui qui vous dit: Vous ave\ menti, fien ne pettt le réprimer autrement. Et on peuttuer de la même forte pour des médisances »selon nos Pères. Car Lestius » eue le P. Hereau,entrautres, fuit mot à mot, dit > au lieu déjàcité : Si vous tâches de ruiner ma réputationpar des calomnies , devant des personnes d’hon-neur » & que je ne puiffe l’éviter autrementqu’en vous tuant , le puis-je faire? Oui, félondes Auteurs modernes » & même encore que lecrime que vous publie^ soit véritable , fi toute-fois il eft secret, en forte que vous ne puifflie[le découvrir selon les voies de la Jufiice. Et envoici la preuve. Si vous me vouh ^ ravir {'hon-neur en me donnant un soufflet, je puis Vcm-pL'ber pnr la force des armes ; donc la mêmedéfense efi perm'fe, quand vous me voule\faire la même injure avec la langue. De pluson peut empêcher les affionts; donc on peut em-pêcher les médisances. Enfin l’honneur cflpluscher que la vie. Or on peut tuer p<>ur défendrefa vie; donc on peut tuer pou r défendre sonhonnew.V oilà des arguments enferme. Ceifestpas là discourir, c’ost prouver. Et enfin ce grandLeíTius montre au même endroit, n. 78 , qu’onpeut tuer mime pour un simple gefte , ou un%ne de mépris. On peut , dit-il, attaquer &