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Septième Lettre . çr
oter Vhonneur cn plujïeurs manières , dans les.quelles la défense paroit bien juste ; comme ji onveut donner un coup de bâton , ou un soufflet ; ouJì or} veut nous faire affront par des paroles oupar des signes; sivE PER SIGNA.
O mon Pore , lui dis-je, voilà tout ce qisonpeut souhaiter pour mettre Phonnèur à cou-vert : mais ía vie est bien exposée, st pour desimples médisances, ou de gestes désobligeants,çn peut tuerie monde en conscience. Cela estvrai » me dit-il ; mais comme nos Pères fontfort circonspects , ils ont trouvé à propos dedéfendre de mettre cette doctrine en usage ences petites occaíîons. Car iìs disent nu moins,Qu*à peine doit-on la pratiquer : Practicevixprobari potefi. Et ce n’apas été fans raison;la voici. Je la fais bien , lui dis-je ; c’est parcsque íaLoi de Dieu défend de tuer. Ils ne leprennent pas par-là , me dit le Pere : ils ìetrouvent permis en conscience » & en ne re-gardant que la vérité en elle-même. Et pour-quoi le défendent-ils donc ? Ecoutez-le , dit-il :C’est parce qu'oy dépeupleroit un Etat en moinsde rien, si on en tuoit tous les médisants. Appre-ziez-le de notre Reginaídus, l. zi, n. 6$, p, zóo*Encore que cette opinion, qiPonpeut tuer pouraine médisance » ne Joit pas fans probabilitédans la théorie > il faut suivre le contraire dansla pratique ; car il faut toujours éviter le dom-mage de P Etat dans la maniéré de fe défendre .Or il est visible qu’cn tuant le monde de cetteforte , il fe feroit un. trop grand nombre demeurtres. Leísius en parle de même, au lieu déjàcité : IL faut prendre garde que Vusage de cettemaxime ne soit nuisible à PEtat : car alors ilfie faut pas le permettre : Ta N c enim non estpermittendus .
Quoi, mon Pere ! ce n’est donc ici qu’tinedéfense de politique , & non pas de religion \