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quelqu'une pour la forme. Mais, mon Pere fjugez-vous qu’un homme soit digne de recevoirr<îbfolutiôn , quand il ne veut rien faire depénible pour expier ses offenses? Et quand despersonnes font en cet état, ne devriez-vous pasplutôt leur retenir leurs péchés , que de lesleur remettre? Avez-vous Vidée véritable dedétendue de votre ministère ? Et ne savez-vouspas que vous y exercez le pouvoir de lier & dedélier? Croyez-vous qu’il loitpermis de donnerPabsolution indifféremment à tous ceux qui lademandent, fans reconnoître auparavant u Je-sus-Ohrist délie dans le Ciel ceux que vous dé-liez fur la terre ?
Hé quoi, dit le Perc! pensez-vous que nousignorions que le Confesseur doit se rendre jugede la disposition de Jon pénitent, tant pareequ’il est obligé de ne pas dispenser Us Sacre-ments à ceux qui en font indignes , Jefus-Chrìstlui ayant ordonné d’être dispensateur stdele ,& dc ne pas donner les choses saintes auxchiens : que parce qu’il est juge ; 6* que c'estle devoir d’un juge de juger justement , en dé-liant \ceux qui en font dignes , & liant ceuxqui en font indignes ; & austî parce qu’il nedoit pas absoudre ceux que )efus-Ch r ist con-damne,? De qui font ces paroles-là, men Pere?De notre Pcre Filiutius > repliqua-t-il, t ?. rr. 7.n. 574. Vous me surprenez, luidis-je ; je lesprenois pour être d'un des Peres de TEgliíe.Klais, mon Pere , ce passage doit bien étonnerles Confesseurs, & les rendre bien circonspectsdans ia dispensation de ce Sacrement, pourreconnoître » st le regret de leurs pénitents estsuffisant, & st les promesses qu'íls donnent dene plus pécher à l’avenir, font recevables. Celan’est point du tout embarrassant, dit le Pere rFiliutius n’avoit garde de laisser les Confesseursdans cette peine, & c’est pourquoi ensuite de
ces