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Dixìcme Lettre. ^ 147
disent qifon doit refuser Vabsolution à ceuxqui retombent souvent dans les mêmes péchés ,
& principalement lofqu*aprés Us avoir plu -jUwrs fjis absous , il n’en paroit aucun aman -démenti & d*autres disent que non. Mais Ictfeule véritable opinion ejî qu*il ne faut pointleur refuser l* absolution, Et encore qu*ils neprofitent point de toits les avis qu*on leur asouvent donnés ; qu'ils niaient pas gardé Uspromcjses qu ils ont faites de changer de vie ;qu* ils n*aient pas travaillé à se purifier , iln*importe ; & quoi qu*en disent les autres , Ltvéritable opinion t & laquelle on doit suivre, ejlque mime en tous ces cas on les. doit absoudre ,Ettr. 4. q. 12. p. 100. Qu*an ne doit ni refuserni différer Vabsolution à ceux qui font dans despéchés d’habitude contre la loi de Dieu, de n a»turc & de VEglise , quoiqu on n*y voie aucuneespérance d'amendement : Etsi emsndationissutura nulla fpes apparent.
Mais, mon Pere > lui dis-je » cette assuranced’avoir toujours (‘absolution pourroit bien por-ter les pécheurs »... Je vous entends, dît-iî,en m'interroinpant; mais écoutez le P. Bauny,q. //. On peut absoudre celui qui avoue queVefpérance d'itre absous Va porté à pécheravec plus de facilité qu*il n*evt fait fans cetteespérance. Et le P. Cauíîîn défendant cette pro-portion , dit p. 211. de fa Rép. à la Théo!,mor. Que fi elle n *étoit véritable , Vusagede la Confession feroit interdit à. la plupart du.inonde ; & qu*il n*y aurait plus d*autre remedeaux pécheurs , qu*une branche d*arbre & unecorde. O mon Pere , que ces maximes là atti-reront de gens à vos confessionnaux! Aussi,dit-ii, vous ne sauriez croire combien il y envient ; nous sommes accablés, & comme oppri -*tués fous la foule de nos pénitents : polni~JZîìTJUM mumîTQ obruinmr , comme il est
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