260 Treizième Lettre.
nion, qu’on peut tuer pour un soufflet ; 5s«fuç n’en ayant rapporté en tout que cette seulepreuve, vous triomphiez là-dessus , en disantsomme vous faites : rìufieurs personnes d’kon -neur dans Paris ont déjà reconnu cette insignefausseté par la leclure de Lessius 3 & ont apprispar-là quelle créance on doit avoir à ce calom-niateur, Quoi, mes Peres ! Est-ce ainsi quevous abusez de la créance que ces personnesd’honneur ont en vous ? Pour leur faire en-tendre que Lessius n’est pas d’un sentiment,vous leur ouvrez son livre en un endroit oùil en condamne un autre. Et comme ces per-sonnes n’entrent pas en désiance de votre bonnefoi > & ne pensent pas à examiner s’il s’agit ence lieu là de la question contestée, vous trom-pez ainsi leur crédulité. Je m'assure, mesPereí,que pour vous garantir d’un si honteux men-songe vous avez eu recours à votre doctrinedes Equivoques, & que lisant ce passage touthaut t vous disiez tout has , qu'il s’y agissoitd'une autre matière. Mais je ne fais si cetteraison » qui suffit bien pour satisfaire votreconscience » suffira pour satisfaire la justeplainte que vous feront ces gens d’honneur ,quand ils verront que yous les avez joués dscette forte.
Empêchez-les donc bien, mes Peres, de-voir mes Lettres, puisque c’cst le seul moyenqui vous reste pour conserver encore quelquetemps votre crédit. Je n’en use pas ainsi desvôtres: j’en envoie à tous mes amis; je sou-haite que tout le monde les voie; &ie crois,que nous avons tous raison. Car enfin aprèsavoir publié cette quatrième imposture avectant d’éclat,vou5 voilà décriés fi on vient àsavoir que vous y avez supposé un passagepour un autre. On jugera facilement, que fivous eussiez tryuvé ce que vous demandiez au
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