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Treì[ieme Lettre, r 201
lieu même oùLeilius traite cette matière, vousne J’euiîìez pas été chercher ailleurs ; & quevous n’y avez eu recours, que parce que vousïì'y voyiez rien qui fût favorable à votre des-sein. Vous vouliez faire trouver dans LeíTiusce que vous dites dans votre imposture , p. 10.ligne 12. qu’il n f accorde pas que cette opinionsoit probable dans la spéculation : & Lestìusdit expressément en fa conclusion , n. 80. Cetteopinion , qu’on peut tuer pour un soufflet reçu»est probable dans la spéculation. N’est-ce paslà mot á mot le contraire de votre discours?Et qui peut assez admirer avec quelle hardiessevous produisez en propres termes le contraired’une vérité de fait : de forte qu'au lieu quevous concluiez de votre passage supposé, queLeflius n’étoit pas de ce sentiment, il se con-clut fort bien de son véritable passage, qu’il estde ce même sentiment.
Vous vouliea encore faire dire à Lessius jqu’il.en condamne la pratique. Et , comme jeí’ai déjà dit, il ne se trouve pas une feuleparole de condamnation en ce lieu-là; mais 11parle ainsi : ll semble qu 9 on n f en doit pasfacilement permettre la pratique: InPRAX i non videtur facile përmittenva*Eft-ce-îà » mes Peres , le langage d’un hommequi condamne une maxime ? Dirîez-vous qu’iîne faut pas permettre facilement dans la pra-que les adultérés ou les incestes ? Ne doit-onpas conclure au contraire , que puisque Lefsmsne dit autre chose, sinon que la pratique n’endoit pas être facilement permise , son sentimentest que cette pratique peut être quelquefois per-mise , quoique rarement } Et comme s’il eûtvoulu apprendre à tout le monde quand os ladoit permettre, & ôter aux personnes offen-sées les scrupules qui les pourroient troublermal à propos, ne sachant en quelles occasions