318 Dix-huitieme Lettre.
ment dans ia piété, quoique non par nécejjìtt.Car on peut n'y pas consentir, fi on le veut,comme dit le Concile i mais cette même grâce faitque Con ne le veut pas,
C'eíi-là , mon Pere , la doctrine constantede S. Augustin , de S. Prosper, des Pères cutiles ont suivis, des Conciles , de S. Thomas,de tous les Thomistes en général. C’est aullicelle de ros adversaires , quoique vous nePayez, pas pensé ; & c’est enfin , celle que vousvenez d'approuver vous-même, en ces termes:La doctrine de la grâce efficace , qui reconnoittpfon a le pouvoir d’y résister 3 est orthodoxe,appuyée fur les Conciles , & soutenue par UsThomistes & les Sorhoniftcs. Dites la vérité ,mon Pere , fi vous eussiez sçu que vos adver-saires tiennent effectivement cette doctrine,peut-être que l’intérêt de votre Compagnievous eut empêché d'y donner cette approbationpublique : mais vous étant imaginé qu’iís yétoient opposés , ce même intérêt de votreCompagnie vous a porté à autoriser de$ senti-ments que vous croyiez contraires aux leurs ;& par cette méprise , voulant ruiner leurs prin-cipes , vous les avez vous-même parfaitementétablis. De forte qu’on volt aujourd’hui, parune espece de prodige, les défenseurs de la grâceefficace , justifiés par les défenseurs de Molina:tant la conduite de Dieu est admirable , pourfaire concourir toutes choses à la gloire de favérité.
Que tout îe monde apprenne donc, par votrepropre déclaration, que cette vérité de la grâceefficace, nécessaire à toutes îes actions de piété,qui est fi chere à l’Eglise , 6c qui est le prixclu sang de son Sauveur , est fi constammentcatholique , qu'il n'y a pas un Catholique, jus-ques aux Jésuites mêmes , qui ne la reconnoissepour orthodoxe. Et Ton saura, en même temps,
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