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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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Cal. Jusqu’à l'apptoche du moisdcSeptembre ,promenade, bonneçhere, font le plaisir des mâles.La reine fécondée, leur existencedevient inutile. Us ne feroientque consommer des vivres. Lemoment de la proscription est dé-cidé. Les -Abeilles mulets se préci-pitent sur eux , les poignardent àcoup d'aiguillons. Elles arrachentmême les nymphes des mâles qui

Í ne sont encore qu’au berceau. Le1 devant des ruches est un théâtred horreur 8c de meurtre.

Abeilles mulets ou fanssexe. CesAbeilles ne sont, ni mâles , ni fe-melles. Elles n’ont même aucuncaractère de sexe. Elles composentpresque toutes la ruche au nom-bre de seize ou dix-huit mille. Cesont elles qui construisent les gâ-i teaux de cire, font la récolte de laj propolis , du miel & de la cire brute.

Elles ont pour arme un aiguillonI empoisonné. Ce dard > si petit à la1 vue, n’est que l’enveloppe écail-leuse de deux petits aiguillons ter-minés en fer de fléché qui peuventjouer chacun séparément : leurpi-; quure empoisonnée cause de vivesinflammations. Un homme ou unanimal périraient fous les coupsredoublés de ces armes. Le dardreste presque toujours dans la plaie.De tous les remedes indiqués, lemeilleur est d’élargir un peu laplaie, d’enlevec L’aiguillon 8c felaver avec de l’eau qui amortit lavigueur du poison. Ces Abeillesfont fur les fleurs leur récolte demiel & de cire brute. On peut lesvoir fe rouler au milieu des pous-sières d’é famines qui s'attachentfur leurs poils, passer fur leurscorps, le urs pattes armées de pe-tites brosses, empiler ces poussiè-res dans deux especes de petitescorbeilles; placées à leurs pattesde derricre. Chacune peut encontenir la grosseur d’une petitelentille. C’est la cire brute. Aulïï-

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tôt que des Abeilles ainsi chargéesarrivent à la ruche, d'autres vien-nent au-devant d'elles, avalentcette cire brute , Sc leur estomacest le laboratoire où elle fe con-vertit cn vraie cire. L’élaborationfaite, chaque Abeille la dégorgéen forme de pâte , Sc en construitces gâteaux de cire d’une structureadmirable. Voyez ce mot. Dans leNeSareum des fleurs, l’Abeille re-cueille le miel à l’aide de fa trom-pe , ouvrage de méchanique éton-nant , composé de plus de vingtparties. En arrivant, elle dégorgele miel dans les cellules pour ser-vir de provision pendant l’hiver;où allongeant sa trompe, elle enprésente aux travailleuses. LesAbeilles, fur-tout dans rétablis-sement de leurs colonies, cons-truisent leurs gâteaux avec uneactivité si infatigable , qu’en huitjours elles font plus d’ouvrage,que tout le reste de l'année. 11 y aqpelquefois des mouches qui nefont point si laborieuses. Ellesvont piller les ruches voisines. Lecombats’eflgage. On voit des mou-ches pirouetter fur la poussière, 8ctâcher au défaut de leur cuirassede fe poignarder. Ce ne sont quel-quefois que des querelles particu-lières. Elles deviennent des batail-les générales, lorfqu'une nouvellecolonie va par hasard chercherdomicile dans une ruche déja ha-bitée. La chaleur est la vie de cesinsectes. Le moindre froid les en-agourdit, 8c si elles ne sont toutesramassées ensemble, elles péris-sent. Elles ont pour ennemis laGuêpe Se le Frêlon , qui les éven-trent à belles dents pour sucer lemiel contenu dans leur vessie. Ona vu quelquefois un Moineaufranc en tenir une â son bec 8cdeux à ses pattes. La teigne de lacire , efpece de vers, s’établit dansleur ruche 8c dévore leur cire. JCTeigne de cire,

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