I abe f
j| ta loge où le petit ver éclos subitil sa métamorphose.
II Abeillis coupeuses Je feuilles.I II y cn a le plusieurs especes, quiI toutes ontla même industrie. EllesI creusent !a terre , y construisent| des nids qui ont la forme 8c laI grosseur des dés à coudre enchas-) sés les un> dans les autres ; d’au-I tres ne font point plus gros queI des tuyaux de plumes. Ces nidsî 'font construits avec des morceaux1 de feuilles. Chaque espece d’A-1 'brille taille dans son étoffe parti-culière , l’une sur la feuille durosier, l'autre sur celle du mar-ronnier. Un observateur attentifpeut remarquer des feuilles de ro-sier coupées comme avec un em-porte-piece ; C'est là qu’il peutquelquefois fe procurer le plaisirde voir l’adrefle avec laquelle unemouche coupe fans compas unepiece circulaire propre à faire lefond ou le couvercle d’un de sesnids ; elle en coupe d'autres enovale 8c demi ovales pour com-poser les côtés de ces nids , danschacun desquels elle dépose unoeuf avec de la pâtée. 11 y a quel-ques années q d'un villageois la-bourant la terre, rencontra à cha-que coup de bechc, de ces nids«n forme de rouleaux. Saisi defrayeur, il ti’ose y toucher, vachercher ses compagnons, formeun conseil., ou le Curé préside.On délibéré, on conclut que c'estun sort jette sur la terre. Peus’enfaut que le bon Pasteur n’envienne à l’exorcisme. Le Paysanpâle, tremblant, accourt à Paris.On l'envoie à M. Noîlet.Ce Phy-sicien calme ses íllarmes, en luimontrant de pareils rouleaux, quiservoieqt de logement à des versgros 8c dodus. A cette vue , levillageois reste ébahi, & rit en-suite grossièrement de sa sottecrédulité.
Aïïlilss étrangères. II y a des
ABE x
Abeilles dans les deux continents »8c presque fous tous les climatsdifférons; plusieurs font voir 1»même industrie ; leurs ouvragesvarient suivant la matière qu’elle*emploient.
Abeilles Je la. Louysiane. Sem-blables aux nôtres, elles ont l’inf-tinct de construire leurs cellules!fous terre dans des lieux secs, pourse dérober aux Ours , friands dcleur miel.
Abeilles Je la Guadeloupe. Ellesrétablissent dans des arbres creux.L’espace est-il trop vaste , ellesforment un dôme de cire en formade poire, fous lequel elles fe lo-gent, y déposent leur miel 8c leurspetits. Elles ne construisent pointd’alvéoles , mais de petites velsiesallongées, pointues. La cire doncelles font faites est d’un violetfoncé, si molle , qu’on ne peut ei»faire des bougies. On l’emploie estbouchons de bouteille. Elle est;très-bonne pour les cors des pieds8c les verrues des mains. Le mielest d’une belle couleur citrine.
Abeilles Je Cayenne. Leur cireest noire, molle : leur miel d’unblanc liquide. 11 L’aigrit facile-ment.
Abeilles Jes Indes. Elles cons-truisent dans des troncs d’arbre»pour alvéoles, de petits nids dccire noire en morceaux ronds OILovales de la grosseur d'une musca-de, qu’elles remplissent d'un mield'une couleur citrine 8c très-agréa-ble : cette cire échauffée a uneodeur de baume- Elle est très-rareen France. Les Indiens en font desbougies, ou de petits vases pourrecueillir le baume de Tolu. Onvoir beaucoup de Mouches à mieldans l’Isle de Ceylan; ce qui yrend le miel très-commun.
Abeilles d'^iby/ftnie. N’étantpoint armées d'aiguillon pour fedéfendre, elles ont recours à lafinesse pour fe conserver. LcwA }