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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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vence fournissent les meilleuresAmandes. On en retire, en les pi-lant ave: un peu d’eau, un lait ouémulsior propre à caltncr l’ardeurdu sang. Mêlé avec du sacre , c’estforgeât L’huile retirée par ex-pression des Amandes douces &des Amandes ameres, est de lamême rature. L’amertume ne ré-side qu; dans la partie extractiveai ne f’e mêle point avec l'huile.'huile d’Amande douce battue. avec du blanc d’œuf, empêche lesmarques de la petite vérole. Cettehuile enleve les taches occasion-

I nées pa: l’ardeur du soleil. On pré-! tend que les Amandes ameres font: mortelles aux animaux. Le petitAmandier nain est un charmantj arbrislbiu ; il se couvre en entieri de jolies fleurs couleur de rose.

AMARANTHE. Cette fleur! fait un très-bel effet dans les jar-I dins, (lorlqu’clle est grosse, bien|; nourrie, ) par ses panaches d’unJ i jaune doré ou de couleur de pour-pre. Ses graines font renferméesdans une petite boîte d’une jolieij structure.

AMBAIBA , ou Soi 4 d canon.

; Cet arbre croît au Brésil. II en dé-coule , par incision, une huile. astringente. La rapure de son boisi est estimée contre les chancres , fa| moelle comme un excellent vul-néraire. Ce bois est si dur, qu'ils’enflamme par le frottement.

AMBRE gris. On le trouveflottant dans diverses mers, danscelle des Indes près des isles Mo-luques fur les côtes d’Afrique.L’origine de cet aromate rare 8 cprécieux est encore inconnue. Onsoupçonne que c’est un bitume quia coulé dans la mer 8 c y a acquisles qualittés d’Ambre gris. On n’envoir point de fossile. L’analysechymiquc donne lieu de le penser;car on e n retire les mêmes princi-pes que de l 'timbre jaune ou Juccin ,L’Ambre gris paroît simplement

AMB ìp

plus huileux. On trouve dans lesgrosses masses d’Ambre gris desbecs d’oifeaux , ou , suivant quel-ques-uns , des becs de fléché ou del'olype , 8 c de la terre qui s’y sonçmêles, lorsque cetjg matière a étéroulée dans les mers,. La Compa-gnie des Indes en exposa en venteà l’Orient en 17 y î , une masse dupoids de deux cens vingt-cinq li-vres, dont on retira, en le ven-dant par morceaux, cinquante-deux mille livres. Après les tem-pêtes , les habitants des ifles Sam-bales vont a la quête de l’Ambreà l’odorat, comme les Chiens vontà la chaste du gibier. L’Ambre grisest un excellent calmant dans lesmaladies nerveuses. Ses propriétésfont d’étre inflammable, dissolu-ble en partie dans l’esprit-de-vin,de se fondre sur le feu en forme derésine de couleur dorée. Le bonAmbre piqué avec une épinglechaude , répand une odeur agréa-ble. On le prétend propre à rappel-ler les plaisirs d’un amour épuisé.

Ambre jaune , ou succin. Cettesubstance se trouve ,, ou dansles terres, comme eh Prusse, enPoméranié 8 c nouvellement enSaxe, ou dans la mer Baltique futJes côtes de laPruííè. Celui qu'ontrouve dans les mers est clair,transparent, effet du frottementqu’il a subi. Le fossile est recou-vert d’une croute.Les habitants desbords de la mer Baltique vont lochercher fur les mers au fort dcla tempête. Les mousses, pailles,insectes que l'on trouve dans l’Am-bre jaune , ainsi que son analysechymique, prouvent que c’est unbitume épaissi par un acide miné-ral 8 c mis en masse par le roulisdes flots. L’Ambre jaune se trouvetoujours au-dessous des débris devégétaux 8 c d’immenses forêts , ce^ui indique son origine. Le succinetant frotté, est odorant, acquiertla vertu électrique,- il est suscep-