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•iseai est un des grands plaisirsdes Princes Africains ; elle fe faitaprèsle temps de la mue. L'oiseauest p us vigoureux 8c ses plumesfont dans leur beauté. On vientsu r;ndez-vous dans les plainesmontés fur d’excellents ChevauxBarbes, 8c on amene des Lévriers.L'Autrache lancée, court avec laplus grande rapidité , cherche à fesauver dans les montagnes ; pour-suivie de près, elle fait des dé-tours si brusques, qu’il faut êtreun excellent cavalier pour la sui-vre Jans tous ses mouvements.Sans les Lévriers qui lui barrentle chemin , on ne pourroit guereparvenir à la joindre. On des plai-sirs des chasseurs est de la prendretoute vivante avec des fourches debois faites exprès. Lorsque f Au-truche voir qu’elle ne peut pluséviter le danger, elle se cache latête, laissant le reste du corps à dé-couvert. Cet instinct lui est donnépar la nature. Son crâne étant min-ce 8c fragile, le moindre couppourroit le briser 8c la faire périr.On a reproché à /'Autruche fe-melle d’être une marâtre , d'aban-donner ses oeufs dans le fable 8cde ne point les couver. Le sageinstinct lui apprend à ne point lefaire. Pendant le jour elle les aban-donne à la chaleur plus efficace dusoleil, elle ne les couve que lanuit. En vain a-t-on essayé de faireédorre à la chaleur du soleil, surcouche ou dans un athanor à feugradué, des œufs d'Autruche quiavoient été pondus à la Ménage-rie de Versailles. Cette imitation,de la chaleur du pays natal ne peutproduite aucun esset, si les ger-mes de ces oiseaux sont altéréesdans leur principe par le change-ment de climat. L'Autruche ,ainsi que plusieurs autres oiseauxou animaux voraces , avale dufable ou autres corps durs, dontV$Szt est de faciliter le broiement
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des aliments. Delà est venu la sup-position que l’Autruche digéroitle fer ; c'est l’origine du proverbede Vejlomac d’Autruche. Les Au-truches qui avalent trop souventdu fer ou du cuivre meurent bien-tôt après. Le cuivre fe dissout dansleur estomac , 8c le verd-de-gris lesfait périr. La cervelle d'Autrucheest apparemment délicate ; on ditqu'Heliogabalc , voluptueux 8cprodigue, fit servir sut sa table sixcens têtes d’Autruches. La chairde cet oiseau est de difficile digeslion. La tête 8c le col sont garnisde duvet ou poil, dont l’un est fin8c l’autre plus gros. Le fin s'em-ploic dans la fabrique des cha-peaux communs de Caudebec. Legros fe file ; on en fait les lisièresdes draps noirs les plus fins. Lesplumes d’Autruche font fort re-cherchées des Plumassiers. Cellesdes mâles font les plus estimées,parcc qu'elles font plus soyeuses8c plus touffues. Elles sont suscep-tibles de prendre toutes sortes decouleurs, bien mieux que cellesdes femelles. Les plumes de dessous le ventre de ces oiseaux fri-sées , s'appellent petit gris. On enfait des manchons, palatines. LesAutruches pondent jusqu'à douzeou quinze œufs très-bons à man-ger. Leur coquille est si épaisse,qu’on peut s’cn servir comme devases de porcelaine. Ces œufs,ainsi que ceux de Crocodiles, fontfomentent des Mosquées chez lesTurcs 8c les Persans.
AXIS. Voy. Crier du Gange.
AZALA. Voyez Gaaenc£.
AZÉDERACK, ou Lilas desIndes. Cet arbrisseau, originairede Provence, sc conserve dans nosOrangeries. Sa fleur est agréable,mais son fruit est un poison.
AZEROLIER. En Italie Sc etlLanguedoc cet arbre porte le nomde Pommette. Celui de Virginieest la plus belle csoece. Ses joIiM