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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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BAL

son obéissance, & les défend con-tre les voleurs. Les Bisons de l’A-mérique font plus petits. V. Bison.

BALA , espcce d'Aiguille desIndes que l'on pêche facilementau flambeau dans la Martinique.Sa chair est délicate.

BALANITES. Glands de merpétrifiés.

BAL ANUS de Baleine. II pa-rois qu’on entend par ce mot lestesticules de la Baleine.

BALAUSTES. Nom qu’ondonne aux fleurs du Grenadier lau-vage & même à celles des autresGrenadiers. Elles font astringen-tes. Les meilleures viennent duLevant.

BALEINE. II y en a de plu-sieurs efpcces. Les caractères com-muns à toutes les Baleines fontd’avoirle sang chaud, de respirerà l'aidc des poumons, d’avoir laHtreue couchée horizontalement..d’être vivipare, & d’avoir fur latête une ou deux ouvertures ap-pelléesévents, par lesquelles ellesrejettent l’eau qu’elles ont avalée.Leur organisation intérieure, sem-blable à celle des quadrupèdes,exige qu’elles viennent souvent àla surface de la mer pour respirerl’air. Elles renferment cette pro-vision d’air dans un large Sc grosintestin qui leur sert de magasin.C’eft en le dilatant ou le compri-mant, qu’elles se rendent à leurgré plus légeres & plus pesantes,Sc s’élevent à la surface des eauxou descendent dans leur profon-deur. Celles qui habitent la merdu nord , fe tiennent cachées fous1 55 glaces. La graisse dont ellesfont abondamment pourvues , dé-fend chez elle la circulation dusang des impressions du froid. Pourrespirer, elles caslént avec leurtête les endroits les plus transpa-rents de la glace. La nourriture4e ces poissons qui ont au moinscent pieds de long, consiste c n

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petits vers, infectes, harengs Scautres poissons de cette nature.Les parties génitales de la Ba-leine font conformées comme cel-les des quadrupèdes. La verge dumâle a six pieds de longueur. Ellene fort de l’intérieur de son corpsqu’k l’instant de l’accouplement.La femelle a deux mamelles à lapartie antérieure du corps. Elleporte son fruit neuf à dix mois ;le Baleineau gros & grand commeun Taureau, tette pendant un an jle lait de la Baleine est commecelui de la Vache. Sa tendressepour ses petits redouble dans ledanger. Elle les embrasse de fesnageoires. Sa masse énorme fendavec une vitesse incroyable lesflots de la mer. La pêche d’uupoisson si monstrueux est difficileée périlleuse. Les Hollandois en-voient en Février Sc en Mars troisou quatre cens navires entre tedétroit dc Davis & les côtes del’Amérique. Un des navires s’a-vance julqu’au lieu du paslàge desBaleines. Un matelot, du haut dumât, fait signe lorfqu’il en voirune. Les chaloupes approchent.Le plus hardi pêcheur fe placefur le devant de la chaloupe, lanceun harpon de six pieds de longfur l’endroit le plus sensible de 1»Baleine. La chaloupe auffi-tôts'é-loigne ; le harponnent lâche à me-sure la corde qui tient au harpon,fuit de loin la Baleine furieuse.Le harjponneur se fait conduiredu côte opposé à la queue de laBaleine & à fes nageoires, Sc sai-sit le moment ou elle vient res-pirer l'air pour achever de la tuer.Cela fait, on l’attache avec deschaînes de fer aux côtés du bâti-ment ; les Charpentiers, chaussésde bottes dont les semelles sontgarnies de crampons de fer, semettent à la dépecer. Les Sauva-ges de l’Amérique prennent moinsde prcçau’.ious pour cette pêche.