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Ils se mettent à la nage, vont audevant de la Baleine , le jettentsut son col. Lorsqu’elle a lancéson premier jet d’eau , ils enfon-cent à coups de maflue un tamponde bois dans un des évents, sui-vent, sans lâcher prise, la Baleinequi se plonge au fond de la mer,& lorsqu’elle vient pour respirer,ils bouchent l’autre évenr de lamême maniéré. L’eau qu’ellc nepeut plus évacuer I’etoutr'e. Toutest mis à proiìt dans la Baleine :les estomacs robustes en digèrentla chair, qui est rouge commecelle des animaux terrestres. Onpeut voir futilité des différentesparties de la Baleine aux mots na-geoires , membre , barbes , huile , osse-ments , excréments de Haleine. Sesennemis font la Licorne de mer oule Narhwal , 1‘Espadon , i'Epée deGroënland , le Pou de la Baleine;voyt 5 ces mots. On met les troispremiers dans la classe des Balei-jies, ainsi que le Cachalot, leMarsouin ou Souffleur, le Dau-phin. On trouve encore des Balei-nes dans la mer des Indes Sc auCap de Bonne-Espérance ; chaqueespece de Baleine s’accouple entreelles. On trouve quelquefois furles Baleines des plantes Sc coquil-lages. La Baleine de Groënlandest l’espece la plus considérable;il y en a qui ont deux cens piedsde long. La tête fait le tiers deleur masse, leurs yeux, placés furle derrière de la tète, font grandscomme-ccux d’unBœuf, Sc revêtusde sourcils Sc de paupières. Leurlangue est un morceau de graissedont on remplit plusieurs ton-neaux. Leur mâchoire est garniede barbes ou fanons ; voyej cc mot.Leur queue , couchée horizonta-lement , leur sert à la fois de rameSc de défense. Le navire qu’cllefrappe en est quelquefois submer-gé. Pour s’accoupler, elles se le-vent perpendiculjtireniçnt fur leurs
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cjueues, Rapprochent, s’embras !lent avec leurs nageoires 8c restentdans cette position pendant le jtemps de l’accouplement. L’énor- jme grosseur de cette espece de Ba-leine Sc les glaces de la mer du iGroënland, en tendeur la pêcheplus difficile.
BALISIER. Roseau d’Améri-que dont les feuilles servent à cou-vrir les maisons. Les graines don-nent une belle couleur de pour-pre qu’on n’est pas encore parvenuà fixer. Les oiseaux qui en man-gent ont la chair amere. Dansquelques contrées on se sert, pourla chasse, des graines léchées aulieu de plomb. Les Sauvages seservent, pour serviettes, des feuil-les de la grande espece.
BALSAMINE. Son fruit estremarquable par cette singularitéque lorsou’on le touche au mo-ment de sa maturité , un des pan-neaux, qui sont tous en forme dedouve, se détachent. Les autres seroulent sur eux-mèmes Sc lancentau loin les semences. Cette pro-priété la fait nommer le noli metangere , ou l’herbe impatiente.
BANANIER , ou Figuier d‘A-dam. Cet arbre croît naturellementdans les pays chauds de l’Asie, del’Afrique Sc de l’Amérique. Ondonne à son fruit le nom de Ré-gime. C’est un rameau de la grosseur du bras, chargé d’environdeux cents fruits ou Bananes duvolume Sc de la forme de nosConcombres. Ces fruits ont unechair moelleuse Sc un goût agréa-ble. Les habitants de Grenade enfont une espece de pain. On enprépare, par infusion dans l’eau,une boisson sucrée pour les Nè-gres. C’est, dit-on , ce fruit quedeux hommes avoient peine à por-ter à Moïse à son retour de la terrepromise. La Banane coupée pré-sente la forme d’un Y, que lesPortugais superstitieux prennentpotu