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langerie». Elle court assez vite ,fuir la lumière & ne sort dc sontrou que pendant la nuit; il y ena qui volent, d autres n’ont quedes moignons d’ailes. Elle porteaux deux côtes de l’anus deux lon-gues vésicules assez remarquablesar leurs rides. La larve cil sem-lable à l'insestc parfait ; elle senourrit de farine ôc de racine deplantes. C’est de ce méme genrequ'elì le fameux Kakerlaque desisles d’Amérique; voyez ce mot.
BLED. Plante connue danstous les pays dti monde par farande utilité. En France, unoisseau de bon froment, semédans les meilleures terres, rendjusqu’à r s boisseaux. Les Bledsfemes en automne font plus beaux& fournissent davantage que leBled de Mars. Celui-ci s’égraineficiiement dans fa maturité ; ilcn fournit une espcce qu'on ap-pelle barbu , dont la tige pleinede moelle, n’est creuse qu’àl’ex-trémite. Les maladies du Bledíant la rouille , la coulure , lanielle, le chai bon , & l’ergot oule clou. La rouille est occalìonnéepar le brouillard suivi d’un soleilardent & par le givre. La coulurepar les vents & par les pluies quienlevent les pouilieres fécondan-tes des étamines. La nielle estattribuée à la moisissure internedu grain semé. Le charbon , donten ne connoît pas la cause, estune maladie funeste aux grains ,par la facilité qu elle a de se com-muniquer dans la grange auxgrains sains, parmi lesquels setrouvent des grains malades. L’er-got ou le clou, maladie plus com-mune dans le 8eigle que dans leBled; elle est causee par les pluiesou la piquurc d’insectes. Si Poumange la farine de ces grains, onest sujet à une maladie qu’on nom-me mal de Saint-Antoine. Les Cul-tivateurs intelligents garantissent
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íes Bleds de la nielle Sc du char* Ybon, en faisant passer leurs fe- jmences par une leífive d’eau de !chaux. Les lessives alkalines font !plus efficaces ; le caractère du beauBled est d’être bien mûr, sec ,mais frais, pesant, compact, ôcd’un jaune brillant & clair. LesProvinces de France fertiles enBled font l'iíîc de France , laBrie, le Hurepoix, le Vexin Scla Beauce. Les ennemis destruc-teurs du Bled dans les greniersfont les Charansons , les Teignes 3les Mulots , les Rats , les Souris ,les Teignes faujses du Bled. 1
Bled d*abondance , de miracle , dçprovidence ou de Smyrne. Ce fro-ment , plus pesant d’un douzièmeque le froment ordinaire, n’estpas plus gros que le Bled de Mars.
On le feme en automne ou a»printemps, chaque épi est toujoursaccompagné d’épis latéraux. Septlivres de semences dans une terrebien amendée Sc bien cultivée,ont rendu 450 livres de grain. 11a J’avantage de ne pas être sujetau charbon.
Bled de Turquie , dTnde 3 d > Ef>pagne ou Mays. Cette plante estcultivée dans les 4 parties du mon-de ; elle fe plaît dans les terresfortes & grasses. On tireroit dusucre de fa tige, si l’on parvenoità faire cristalliser le suc qu’il four-nit. Dans Tlnde, un epi portequelquefois 700 grains. La cou-leur de ce Bled varie suivant lesefpeces ; le jaune est le plus esti-mé. II y cn a de bleu , de violet,de blanc Sc dc rouge; le pain faitavec la farine de ce Bled est agréa-ble, mais lourd pour les estomacsqui n’y font pas accoutumés. CeBled est une excellente nourriturepour les animaux de bassc-cour,ils en font plus gras & d’un goûtplus savoureux. Les Américainspilent les grains Sc les laissent ma-cérer dans de l’cau. Cette liqueur