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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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ce qui paroít s’écarter de la mar-che ordinaire de la nature.

BRADYPE. Voy. Paresseux.

BRAY. On distingue le sec &le gras. Le premfìr est la Perinnevierge. Cuite, on le nomme Raseen Provence ; on en retire , par ladistillation , une huile essentielleappellée eau de Rase , propre àrendre plus coulantes les peintu-res communes; voyez Résine. LeBray gras se tire des copeaux rési-neux duPin , du Sapin, Sec. Mêléavec la colophane ou le Bray sec,le tour exposé à l’ardcur des four-neaux , il sert, comme la poix na-vale, à caréner les vaisseaux.

BRANCHE-URSINE. Voy.

Acanthe.

BRASSICAIRES, ou Papillonsdu Chou. V. Chenille du Chou.

BRÉANT, ou Bruant. Cetoiseau est un de ceux qui, par sonéducation privée, est admis dansl’intérieur de nos maisons. Sonchaut répand la gaieté dans nosappartements. La graine de Na-vette & de Chenevis fait fa nour-riture. La femelle pond 4 ou yœufs.

BREBIS. Voyez Mouton.

BREME. Poisson commun àl’em'oouchure de la Seine & dansles lacs fangemx. Sa chair molle8c grasse est peu d’usage sur nostables. On en çêche dans l’Elbeune espece de tres-bon goût.

BREME de mer , ou Brame. Ontrouve ce poisson , par bande , furle bord de la mer, sur-tout dansles temps orageux ; c’est alors queles Pêcheurs Hottentots Sc Euro-péens le pêchent à la ligne ensifflant. Quelquefois il vient faireson habitation dans les lacs voi-sins de la mer. Sa chair contracteun goût fangeux.

BRESILLET. Voyez Bots du

Brésil.

BRINDONES. Fruit des Indesorientales. Rougeâtre en dehors,

BRO

11 devient noir par la maturité. Le !dedans est d’un rbuge pourpré. |Sa pulpe acide est d’ufage en rein- jt ure, Sc entre dans la confection !du vinaigre de ce pays. On en jmange rarement. [

BROCHET. Poisson fort con- !nu fur nos tables; il est très-nui-sible dans les étangs poissonneuxpar fa voracité. Le Brochet est figoulu, qu’il saisit quelquefoispar la tête un poisson presque auífigros que lui, l’avale à moitié, Sc,fans lâcher prise, digéré cettepartie, puis avale le reste qu’ildigéré de même. Pour satisfairefa gourmandise, on le volt quel-quefois en embuscade contre lecourant de l’eau, prêt à fondre surle premier poisson qui osera passer.

On dit que pour éviter les aiguil-lons de la Perche , il la prend entravers Sc l’étouffe. Le frai desCarpes est pour lui un mets friand.

On a compté dans la femelle duBrochet 148000 œufs. Elle s’éloi-gne , pour les dérober à la gour-mandise des Brochets mâles ouautres poissons. Les Brochets lesplus beaux ont ; coudées de lon-gueur. Us vivent long-temps. Té-moin celui de Frédéric II, qu’ondit avoir été reconnu au bout de1 61 ans par un anneau d’airain.

Le Brochet est un des poissonsqui a Punie le plus subtil. 11 y enavoir, au vivier du Louvre, dutemps de Charles IX, qui, quandon crioit Lupule , Lupule, se mon-troit 8c venoit prendre le painqu’on lui jettoit. Quelques pré-cautions qu’on prenne pour ne paslaisser introduire de Brochets dansles étangs, on en trouve encorequelquefois. Ce qui donne lieude penserque des oiseaux pêcheursdescendent dans l’étang les pattes8c cuisses garnies de frais de Bro-chets. La chair du Brochet estferme ; les œufs purgatifs. Lalaite Sc les oeufs qui se font trou-