Buch 
Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
Entstehung
Seite
78
JPEG-Download
 

78 BUP

ont recours, pour vivre, à laforce ou a la ruse. Les uns fontouvertement la guerre aux infestesqu’ils poursuivent. O autres s’éta-bliíTent dans des nids de Chenil-les processionnaires ; d’autres en-fin se mettent en embuscade ài’ouverture ronde de leur trou.Leur tête à fleur de terre 8c cou-verte d une petite plaque ronde 8cécailleuse, en bouche exactementl’entrée ; les insectes qui ne sedéfient pas du piege, font saisisau paflàge par les pinces vigoureu-ses de l’ennemi qui les guette,ou tombent dans le précipice quis'ouvre fous leurs pas, jjar la rusedu ver qui fait, avec sa tête, lemouvement d'une bascule. Ontrouve beaucoup de ces vers àl’cntrée du printemps, dans leslieux secs 8c sablonneux. Leurtrou est perpendiculaire. Pour lesy surprendre, il faut enfoncer unepaille ou un petit morceau debois, jusqu’à ce qu’on trouve dela résistance. Alors on peut enle-ver la terre & le fable, jusqu'àce qu’on soit arrivé au fond de laretraite du ver. La plupart desBuprestes sontd’unc couleur bril-lante 8c dorée. Mais cet habitperfide cache le poison. Il faut lesprendre avec ménagement, tantpour se garantir de leurs pinces,que par la crainte de faire jaillirdans l’œil ou fur le visage lasubstance de cet animal, qui con-siste dans une humeur aqueuse,âcre 8c caustique. dont les effetspourroient être aussi violents, aumoins, que ceux de la Mouchecantaride. II n'est pas bien prouvéque le Bupreste fasse enfler leBœuf qui l’avale. La Luzernefraîche mangée trop avidement,cause cette maladie ; voyez Luzer-ne. Le Bupreste connu sous le nomde Bombardier , est un des plusremarquables en ce genre.

BURGAU. Cette belle coquille

BUS

qu’on fait venir d’Amérique, estun Limaçon à bouche ronde. C’està l’aide des acides 8c de la meuledouce qu’on découvre ses bellescouleurs. Ces coquilles, 8c sur-tout l’espece de Nautile, four-nissent la nacre appel lée Burgau-dine , dont on fait de jolis bijoux.La plus grande espece de Burgaucontient 4 livres d’eau. On enfaisoit usage autrefois pour met-tre de î'huile, d’ou lui est venule nom latin Olearia. A u moindrebruit l’animal rentre dans fa co-quille. L’opercule qui en fermeexactement l’entrée est très-mince8c très-forte; c’est en faisantchauffer la coquille qu’on chassele Burgau. Pour le manger, ilfaut avoir soin d’ôter un intestinverdâtre qui contient ses excré-ments.

BUSARD des marais. Cetoiseau de proie fréquente les ter-res en friche ôe les bruyères. C’estdans les marais que la femelle vadéposer ses œufs. Le Busard n’estpas moins avide de gibier que laBuse ; le côté intérieur de l’ongledu milieu est tranchant. Le Bu-sard est un mangeur de Poules.

BUSE, Lanier , Bondrée , le plusgros de nos oiseaux de proie. IIfait la chasse aux Perdrix, Le-vteaux 8c Lapins, qu’il enlevedans les airs jusqu’à ce qu’il aittrouvé un endroit propre à dévo-rer paisiblement sa proie. A défautde ce gibier, notre chasseur dé-vore les oiseaux, les Rats, lesTaupes; il s'abaisse même auxinsectes 8c aux vers de terre. VdBuse annonce sa fureur par sonbec ouvert 8c sa langue pendante.

BUSSEROLE. Voyez Raisind'Ours.

BUTUA. V. Par.eir.a Brava.

BUTOR, Héron étoilé. O11 ledit fainéant 8c poltron , il crie lebec plongé dans la bouc. Le criqu’il fait entendre, imite le mu-