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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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gissement du Taureau s on l’en-tend d'une demi-lieue. Cet oiseauaquatique vit de poissons, qu’ilattend en restant immobile fut sesjambes. Son bec pointu est sonarme défensive contre le chasseurimprudent. La femelle pond ; ,p ou 7 œufs dans un nid fait enterre avec une touffe de foin.Leurs amours commencent enLévrier ; c’est alors qu’ils fontentendre leur triste & grostìer ra-mage. Les joncs des marais & lesbuissons leur servent de retraite.L’automne, après le coucher dusoleil, ils s’élevent à perte de vueen décrivant une ligne spirale. Lachair du Butor rougeâtre a ungoût sauvage. Le Butor huppé estle plus petit des Hérons. On

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donne le nom d’Oiseau Royal auButor , dans le Royaume deCongo.

BUX-BAUMIA. Espece demousse, ainsi appellée du nomd'un Botaniste du Nord. Elle seplaît dans les endroits sablonneuxprès d’Astracan , fort de terre fousla forme d’un petit œuf qui s’ou-vre en deux horizontalement. Lapartie supérieure tombe & laisseà découvert une tète ovoïde quis’allonge à la hauteur de ç lignes jelle est, comme dans les autresmousses, couronnée d’une oper-cule qui tombe de la même ma-niéré. Sous l’opercule est une an-thère pendante par un filet. Onprésume que les i sexes se trou-vent sur des individus différents.

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C AA-APPIA. On dit que laracine de cette plante, pré-sentée devant le serpent à son-nettes, l’étourdit, & que c’estun excellent contrepoison contrela morsure des serpents & la bles-sure des fléchés empoisonnées.

CAAPESA. Voyez Liane àglacer seau.

CABARET, ou oreille d'hom-me. Cette plainte est un vomitif& un purgatif très-violent. Onne doit l’employer qu’avec beau-coup de précautions. C’est unpuissant stérnutatoire. Les Maré-chaux en font usage dans les ma-ladies des Chevaux.

Caíaret. Ce petit oiseau estassez rare. Son chant est fortagréable.

CABÉLIAU, Kabliau. Especede petite Morue rrès-délicate quel’on sert sur nos tables en Février.Ce poisson est avide de Harengs.Les Pêcheurs qui connoissent son

goût, lui en offrent pour appasau bout de leurs hameçons. A dé-faut de vrai Hareng ils en substi-tuent un de fer blanc. Cette pe-tite ruse leur réussit merveilleuse-ment.

CARIAI, OU Porc de rivière.Cet amphibie fréquente les terresbasses du Brésil, de la Guyane &de l’Amérique méridionale, plon-ge dans l’eau , pêche le poisson ,vient le manger à terre, vit ausside graines & fruits de canne desucre , marche la nuit par troupe,ne s’écartc point des eaux, où ilse jette à l’approche des chasseurs,difparoît à leurs yeux , nage entredeux eaux & sc sauve sans êtreapperçu. Sa chair tendre est demauvais goût, à l’exceptíon de lahure. Son naturel assez doux estsensible aux bons traitements , aupoint qu’il vient lorsqu’on l’ap-pelle.

CABOCHE. Ce poisson se pê-