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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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Cette pierre se trouve aux envi-ions d’Aix-la-Chapelle, de Lim-bourg , dans le Berri 8c pluiieursautres lieux de l’Europe. On neretire la pierre calaminaire du zincauprès de Namur, que par destravaux pénibles.

CALCAMAR. Ces oiseauxaquatiques du Brésil voguent partroupes au milieu des mers, àl'aide de leurs pattes 8c de leursailes. Leur présence autour desvaisseaux annonce le calme.

CALCÉDOINE. Cette pierreíìlicée d’un blanc laiteux, est dansla classe des pierres fines demi-nansparentes. Les orientales fontles plus estimées, patee que lescouleurs en font plus vives 8c plusnettes. Sa dureté est égale à cellede l’Agate. On eii fait des ba-gues , des cachets, des manchesde couteaux. Les vases faits d»cette pierre font très-tares. On entrouve peu de gros morceaux. Leblanc dans ces pierres y est répanducn nuage. Cette même couleurlaiteuse 8c nébuleuse qui fait labeauté de la Calcédoine , est undéfaut dans les autres pierres finesd'une autre couleur, telles queHubis , Grenats 8c autres. On ditalors qu’elles font calcídaineuses.On tâche de faire disparoître cestaches en les taillant. On rendconcave l une des faces de la pierre& faune convexe.

CALCUL. On désigne fous cenom plusieurs especes de pierres ,de la nature des Bé^oarts , qui setrouvent dans divers animaux 8ccn différentes parties de leurscorps. De cette classe font les per-les , les pierres de poissons, d’E-crevisses, d’amphibies, de qua-drupèdes , d’oiseaux. Le mot deCalcul est affecté plus particulière-ment aux pierres qui fe formentdans la vessie , les reins ou la vé-sicule du fiel du corps humain.Celles des teins font piotiibóisfi'

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cées comme les fruits du Mûrier,ce qui les fait nommer Pierresmurales. La nature des pierres hu- !mailles varie beaucoup. Les eau- !ses productrices de leurs forma- !rions ne font pas bien connues. !On y observe toujours quelquecorps étranger qui a servi de noyauà l’instant de la pétrification. V.JBázoART.

CALEBASSE d'herbe. VoyezCourge.

CALEBASSIER. Cet arbre,originaire d’Amérique , a ététransporté aussi en Africjue, où ilcroît très-bien. On l’éleve dans !les serres chaudes, en lui donnantune terre Iégere, une chaleur mo-dérée 6c de fréquents arrosements.Dans son pays natal il est des plus Iutiles, 8c peut fournir un ménaged’aliments, d’ustensiles de cuisine8c de meubles. Ses fruits, de laforme de nos Calebasses, contien-nent une pulpe qui a le goût dupain d'épice. Délayée dans de l’cauelle donne une excellente boisson.

On en prépare avec du sucre unsirop laxatif, employé par les ha-bitants de nos Istes, 8c dont l’u-fage fe répand en Europe fous lenom de Sirop de Calebajse. L'é-corce de ces fruits, nommée Couisdans nos Colonies, est d’un boistrès-dur. Les Sauvages en fontdes vases, des plats 8c autres us-tensiles de cuisine, qui ferventfut un feu recouvert de cendres.

On vòit dans les Cabinets de cesvases dessinés 8c peints par les Sau-vages avec du Rocou & de l’Indi-go- Les Cannibales vuident lesCalebasses , les ornent de plumes ,mettent dedans des graines ou dc ,petites pierres. Us les donnent àleurs Paigis ou Devins, qui leurfont croire que par le moyen dequelques enchantements faits tzveede la fumée de tabac 8c quelquesmots marmorés, ces vases, qu’ils

fi «limait alois Muraka ou Tama-