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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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raka, sont, pour eux, des oracles.Lorfqu’ils les agitent, ils croiententendre la réponse de leurs Tou-pans ou Dieux.

CALENDRE. Voyez Cha-

«.ANSON.

CALLITRICHE , ou Singeverd. On voir de ces Singes auxilles du Cap-Verd, au Sénégal &en Mauritanie. Ils vivent en so-ciété .grimpent avec la plus grandeJégéreté jufqu’à la cime des arbres,s’élar.cent de branche en branche ,de cime en cime, dans le plusgrand silence. Le voyageur neles apperçoit que lorsqu’ils s’avi-sent de casser les branches Sc deles laisser tomber à terre. La chassede ces animaux est facile & fansdanger. Les premiers coups defusil ne les effraient point, lesblessures ne leur arrachent aucuncri, ils voient tomber 8c périr leurscamarades fans effroi ; il n’y a quele feu le plus vif du chasseur quipuisse leur inspirer de la terreur :les uns se cachent derriere lesarbres, d’autres fe réunissent entroupes , grincent des dents, fré-missent de colere ; toute leur fu-reur fe réduit í des menaces.

CALMAR. Ce poisson de merdu genre des Seches, est pourvuainsi qu’elles de deux canaux situésdans le ventre, d’où il lance uneliqueur noire qui trouble l’eau 8cle dérobe à la poursuite des Loupsde mer 8c autres poissons, sesennemis. Voyez Sechr.

CALUMET. Les Sauvagesfont usage de ces grandes pipes,ornées de diverses maniérés. Dansles alliances ils présentent le Ca-lumet, orné de plumes blanchesd’Aigle , comme le symbole de lapaix ; des députés rapportent encadence , en agitant les plumes auvent 8c en chantant la chanson duCalumet. Cette pipe est un sauve-garde , avec lequel on peut allerpaf-toutj il n’y a rien de plussacré parmi les Sauvages,

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CALUS des os. Les opérationsde la nature font par-tout admi-rables. Lorsque les os ont été cas-sés , l’art du Chirurgien consisteà bien les réduire , 8c à appliquerdes bandages convenables pour lesassujettir. La nature agit toutefeule. Les sucs qui nourrissentles os 8c coulent le long de leursfibres, s’extravasent à l'endroit ou.ces fibres font rompus, ils s’yamassent, s'y attachent, s’y sè-chent, s’y durcissent au point d’ac-quérir autant de consistance quel’os même. II se forme à l’endroitfracturé une inégalité plus oumoins grande, selon que la ré-duction a été plus ou moins par-faite. Ces Cal us fe. forment furpresque tous les os qui ont étécassés. On a vu, ainsi qu’on le litdans les Transactions philosophi-ques , des personnes dont on avoitenlevé l’os du bras, celui de lacuisse qui étoient cariés, ils furentremplacés par des Calus, ils tin-rent lieu d’os, 8c en avoient ladureté. Ces personnes avoient lebras, la cuisse aussi forts que d’or-dinaire , ils faifoient usage de leurbras, Sc marchoient très-bien 8cfans boiter. Que de phénomènesdivers nous fait voir la nature !On remarque au Cabinet du Roiun os du bras qui a été cassé. Lemalade ne souffrit point qu’on lelui remît, ni qu’on appliquât debandages, petit à petit il com-mença à le remuer, 8c s’y accou-tuma si bien, qu’il le fléchissoitmême dans l’endroit de la fractu-re. Les sucs destinés à former 1cCalus, donnèrent naissance à uneforte d’articulation ; une mem-brane dure , épaisse 8c flexible ,servoit de ligament.

CAMAGNOC. Plante quicroît à Cayenne > assez semblableau Magnoc ou Manihoc. De faracine on en retire une farine,avec laquelle on prépare la Casséef 5