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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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les Seigneurs Suédois en ont dansleur ménagerie. Les Pêcheurs Chi-nois font la chasse des Canardsd'une maniéré singulière. Ils met-tent leur tête dans une grosse gour-de percée de quelques trous, afinde pouvoir respirer & voir ce quise passe autour d'eux. Ils nagentde maniéré à ne laisser voir queleur tête enveloppée de la gourde.Les Canards accoutumés a voirflotter ces gourdes, n‘en redou-tent pas l’approche. Lorsque lePêcheur est assez près, il les sai-sit par les pattes, les tire dansl'eau pour étouffer leurs cris, êcleur tordent le col.

Canard à duvet d’/flande. Onlit dans des Observations critiquesfur l’Histoire naturelle de cetteIsle , que ces Canards multiplientbeaucoup. Les Islandois veillentavec un grand intérêt à la conser-vation Sc reproduction de l’espe-ce, à cause du profit qu’ils reti-rent des oeufs & du duvet. Ils for-ment de petites isles pour procu-rer à ces Canards une retraiteagréable. Ils parviennent même àles rendre familiers, au point queces animaux rétablissent autourde leur habitation. La femelle yconstruit son pid , en garnit l’in-térieur d'un duvet gris qu’ellearrache de son estomac, y pondz ou 4 oeufs. Les habitants enlè-vent les oeufs Sc le duvet. L’oi-seau, sans se décourager, se dé-pouille encore une fois, garnitson nid, fait une nouvelle ponte,donc l’Iilandois profite. Une troi-sième ponte succédé. Le duvet estfourni par le mâle. Le propriétai-re , éclairé sur ses intérêts, res-pecte cette couvée, bien sûr queï’année suivante la nouvelle fa-mille y établira son domicile Scfournira une abondante récolte.Les petits Canards éclos Sc encampagne, on recueille le duvet4$ «ettç derniere couvée. II est

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blanc. C’est celui du mâle. Leduvet des Canards d’Islande estl’édredon , si connu dans le com-merce , Sc qui a cet avantage pré-cieux de réunir la chaleur à unetrès-grande légéreté.

CANCRE. On distingue plu-sieurs cspeccs de ces crustacés. Lesuns vivent dans la mer , les autresddns les rivières. On les trouveautour des rochers , dans la boue,lè fable, les algues. Quelques-uns sont très bons à manger, telsque le Cancre commun , le Cancrecoureur , le Cancre de rtvtere , dontla chair est très-délicate , sur-toutlorsqu’on le fait mourir dans lelait. Voici les especes dont l’his-toire présente quelque chose deremarquable.

Cancre coureur , ou cavalier.Ces crustacés courent assez vite ,sont en quelque sorte amphibies.Sur le midi ils sortent de la mer,se promènent en troupes fur lerivage & courent au moindre dan-ger se précipiter dans les eaux.

Cancre Curs. II tient son nomde l’habitude qu'il a de dormircomme l’Ours , ses deux bras de-vant les yeux. Ce sont des armesoffensives 8c défensives qui luifervent à tomes fortes d’usages. Sachair est d'assez mauvais gour.

Cancre parasite. II y a plusieursespeces de ces petits Cancres. Usont tous une coquille si tendre &si molle, que le moindre chocpeut les blesser. L’instinct leurapprend à se retirer, les uns dansdes Moules , d’autres dans l’Hui-tre, dans la Pinne-marine & au-tres coquillages. Du nombre deces crustacés est le Bernard l’iier-tnite. voyez ce mot'

Cancre spnnade. Cette especea un goût approchant de celui dela Squillc, sur-tout dans le crois-sant de la lune ; en tout autretemps fa chair passe pour insipide.

CANCRITE. Nom donné aux