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Hollandois rapportent des Indes.Ils en font le principal commer-ce , le purifient chez eux , en lesublimant dans des marras de verreblanc. Le Camphre de Bornéo estle plus estimé. On n’en apporteque très-peu en Europe. 11 estréservé pour les Grands du pays.On dit que les Commerçants don-nent depuis 100 jusqu’à 600 liv.de Camphre du Japon pour unelivre de ceiui de Bornéo. Lesfruits de cet arbre confits font unpréservatif contre le mauvais air.Le Camphre réussit merveilleuse-ment dans les affections nerveuses.Dissous dans l’efprit-de-vin, ils’oppole à la gangrené. Il ne fautpas croire au proverbe :
Camphora per tiares castrat odoremares.
Ceux qui y travaillent continuel-lement , n’en font pas moins bonsperes de famille. Le Camphre estîi inflammable , qu'il brûle entiè-rement fur l’eau. On remploiedans les feux d’artificc. On pré-tend qu’il entroit dans la compo-sition du feu grégeois. On retireune efpece de Camphre de l’écorcedu Cannellier, de ses racines, decelles du Zédoaire , du Jonc odo-rant d’Arabie, du Thym, du Lau-rier , du Romarin > de la Sauge,de la Camphrée, & de presquetoutes les plantes labiées.
CAMPHRÉE. Cette plante estremarquable j>ar son odeur deCamphre , d’ou lui vient son nom.
CANARD. La classe de cesoiseaux est des plus nombreuses,& présente de grandes variétésdans la forme Sc dans le plumage.On observe en général que leurspattes, comme dans les Oies , lesCygnes & autres oiseaux aquati-ques obligés de chercher leurnourriture eu nageant, font pla-nées plus proches du croupion.
CAN
Cette position des pattes rend leurdémarche fur terre difficile, vacil-lante ; mais ils en voguent avecplus de facilité fur l’eau. Les Ca-nards plongent pour chercher leurnourrsture ou pour fe sauver ;sont trcs-voraces , peu délicats furleurs aliments. On peut les regar-der comme amphibies. Us res-tent assez long-temps fous l’eau.C’est à la construction particulièrede leur trachée qu’ils doivent cettefaculté. A l’approche de la pluie,des orages, on les entend criesplus que de coutume. Us battentdes ailes, fe louent fur l’eau,effet du plaisir que vraisemblable-ment ils éprouvent. Les femellesde nos Canards domestiques pon-dent jusqu’à 1 s ou 10 oeufs. Par-mi les Canards, les plus remar-quables font, le Canard à duvet ,qui donne l’édredon, le Canardsauvage , oiseau de passage, quenous voyons arriver dans nos cli-mats à l’approche de l’hiver. Latroupe, dans les airs , est disposéeen 1 colonnes. Celui qui est placéau sommet, fend les airs, facilitele vol des deux colonnes qui lesuivent. Fatigué, il va se placer àla queue d’une colonne. Celui quiétoit placé derrière lui prend saplace , fend Pair le premier. Cha-cun à son tour devient ainsi leconducteur. On les attire le soitfur de grands étangs, en faisantcrier des Canards privés. On entue beaucoup. C’est un excellentmets, fur-tout les Halbrans , oujeunes Canards. Lorsque les froidssont passés, ils retournent fousd’autres climats. U en reste quel-quefois au printemps des couplesdans ces pavs-ci. On en a vu faireleurs nids fur un arbre, voisind’une petite mare , £c y descendreleurs petits lorfqu’ils croient éclos.La chair des Canards de Moscovieest d’une odeur un peu musquée8c d’un go ut très-agréable. Tous