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cherche à le sauver, s’élance furle chaíìéur, le renverse au milieudes rochers. On isa d’autrc res-source que dc se coucher ventreà terre. Le sel, dont ces animauxsont très-friands , sert d’appaspour les attirer dans les piégés.Le mois de Septembre est le tempsde leurs amours. La femelle porte9 mois. Elle n’expose point lesjeunes Chamois fur le penchantdes rochers escarpés, qu’ils nesoient assez forts pour supportertoute la fatigue òc le péril de cescourses vagabondes. Ces animauxpris jeunes, sont susceptibles de^'apprivoiser. Les ennemis lesplus redoutables pour le Chamoissont les Loups cervicrs & leLaemmer-Geyer. On fait, avecîes cornes de Chamois, des pom-mes de canne. Leur peau «-'em-ploie pour faire des. gants, bas,culottes. On prétend que leurlicl détruit les taies des yeux , Scguérit la nyctalopie, maladie sin-gulière, dans laquelle lavues’af-foiblit au soleil couchant, aupoint que l’on ne volt plus à feconduirez
CHAMPIGNON. On a Iong-temps méconnu la nature de cetteplante. Les observations micros-copiques ont fait reconnoîtrcqa'elie étoit pourvue de fleurs &de graines. Elle varie prodigieuse-ment pour la forme, la couleur,Ja grandeur. La différence la pluseflèmjeííe dans cette classe ré-sulte des qualités utiles ou nuisi-bles. Les uns font des alimentsagréables, tels que îes Champi-gnons qu'on élevé fur couches,Jes Mousserons, les Morilles, lesTrustes. Un rrès-grand nombred’ 2 titres assez semblables pour laforme & Todeur aux Champi*gnons cultives, contiennent unpoison mortel 6c produisent leseffets les plus terribles. Ces effetssont la tension de Testomac , du
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bas ventre, les tranchées, unesoif violente, révanouiflément,le tremblement de toutes les par-ties du corps, le hoquet, la gan-grené & la mort. II n’y a d'espé-rance que dans la promptitudedes remedes. Le plus puissant est |le vomitif. II débarrasse l’estomac !de ce poison corrosif. On peut ‘avoir recours à d u sel marin fondudans de l’eau tiede. Il faut enboire grande quantité à défautd’aurre. On emploie ensuite lesadoucissants, tels que le lait, lessavonneux, les cataplasmes émoi-lients. Avec quelle précaution nedoit-on pas user d’un aliment sivoisin du poison ì On ne doitmanger des meilleures efpecesqu’avec modération, après les Iavoir bien lavés dans de l’eau pourles débarrasser des parties causti-ques , ou qu’ils peuvent avoir,ou qu’ils auront reçu par le voi-sinage de quelques mauvaises ef-peces.
Champignons de mer. Ils de-viennent d’autant plus curieux &plus chers , qu’ils font portés futun pédicule creux.
CHANVRE. Les fleurs mâles6c les fleurs femelles de cetteplante naissent fur des tiges diffé-rentes. On arrache les premières,qui portent Ies étamines ou fleursmâles. Les gens de la campagnenomment ce Chanvre, mais im-proprement , Chanvre femelle. Ilsdonnent le nom de mâle à celuiqui porte les graines. On retire j
du Chanvre de la toile plus ou 1
moins belle, suivant la nature de !
la graine 6c du terrein , la culture& les préparations que l’on donneau Chanvre. Ausli-tót qu’il est !
nuit 8c qu’on l’a cueilli, on le i
met rouir dans l’eau. Le Chanvre |
qui fe rouit le plus promptement |
est le meilleur . L’eau dissout lapartie gommeuse qui attache lesfils à l’écorce. On fait sécher le