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jpece de sifflement des fentes sou-terreines, & paroît fous la formede ces fils d’Araignées qu’on voltvoltiger dans les airs. Les ouvrierstâchent de les saisir avant qu’ilstouchent à leur lumière, & lesécrasent dans leurs mains. S’il enfort une trop grande quantité &qu’ils ne puislént y (uffire, ilséteignent leurs lampes, fe cou-chent ventre à terre, crient àleurs camarades d’en faire autant.Si quelqu’un de ces fils vient àtoucher une lumière, il prendfeu. A l’instant il se fait dans lamine une explosion semblable àun coup de tonnerre. Ceux quisont debout sont tués ou blessés.Ceux qui se sont couchés ré-prouvent aucun mal, parce quel’effet se porte toujours contre lavoûte supérieure. Lorsqu’on a étéun jour sans travailler, en Angle-terre & en Ecosse on a recoursà une précaution. Un ouvrierdescend le premier, revêtu d'uncchemise de toile mouillée, unelumière au bout d’une perche , leventre couché contre terre, ilapproche de la fente d’où sortentces vapeurs , y met le feu. L’ex-piosion est des plus terribles. Ledanger est passé ; l’air est purifié.On descend pour se mettre àl’ouvrage. Les mines de Charbonde terre s’enfìamment quelque-fois , Sc l’on en volt en Misniequi brûlent depuis plus d’un sié-cle. Le Charbon de terre est em-ployé dans les pays ou l’on man-que de bois. On attribue la con-somption des Anglois aux vapeursde ce Charbon. Vallérius Sc Hoff-mann prétendent que les mala-dies consomptives ont été moinscommunes en Asie & en Suède,depuis l’usagc du Charbon deterre. Une espece contiendroir-elle des parties nuisibles , Sc uneautre de salutaires ? La vivacitéSc la dlurée de la chaleur du Char-
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bon de terre le rendent proprepour cuire la brique, la chaux,pour le feu des Serruriers, desMaréchaux. Lorsqu’il ne contientpoint de parties sulfureuses quirendroient le fer aigre & cassant,on l’emploie dans le traitementdes mines de fer.
Charbon visitai Sc fossile. Ontrouve près de la ville d’Altorf enFranconie Sc dans la «Toscane,des morceaux de Charbons plusou moins longs couchés horizon-talement , épars çà & là dans dugrais, de la terre glaise, du sable,de la craie. Quelques-uns fontpénétrés de pyrites sulfureuses.D’autres font moitié Charbons,moitié bois pourri. A l’air, ilsperdent, au bout d’un temps, leurhumidité, deviennent moinslourds,& cependant vont toujoursau fond de l’eau. Ils ont de lapeine à s’aliumer ; mais ils pro-duisent un feu extrêmement vif,restent long-temps fans se consu-mer, répandent comme le Char-bon d’Angleterre une odeur quiporte aux poumons & à la tête.La cendre de Charbon de terre ala couleur de Safran. L’originede ces Charbons est due, fansdoute, à des forêts d’abord ense-velies fous des terres de diversesnatures & brûlées ensuite par desfeux souterreins.
CHARBONNIER, ou Ser-pent à collier , Serpent d*eau , Cou-leuvre serpentine , Anguille des haies.Cette espece de serpent amphibiese reconnoit à son collier menucouvert de taches jaunes blanchâ-tres , formant le dcmi-ccrcle. IIn’est nullement dangereux, mêmesusceptible de se familiariser. Onpeut le porter sur soi, le manier.II 1e nourrit ordinairement d’her-be, de Souris, de Lézards, deGrenouilles. Son gosier s’élargitau point qu’il les avale fans lesmâcher. II aime beaucoup le lait.