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vers. L’aubier, toujours plus ten-dre dans tous les bois, n’est pasd’un bon usage. II est défenduaux ouvriers, par leurs statuts,d’en laisser dans leurs ouvrages.On peut cependant lui procurerde la dureté. 11 ne s'agít que d'en-lever, dans 1c temps de la seve,f écorce des Chênes, lorsqu’ilsfont encore fur pied , de les lais-ser ainli pendant un an avant quede les abattre. L’écorce de Chênes’emploie à faire du tan pour pré-parer les cuirs. Ce tan sert en-suite pour faire des couches dansles ferres chaudes. La fleur duChêne étant délicate , la glandéemanque fréquemment; mais dansles années favorables, les glandsfournissent, aux Cochons, unenourriture qui leur procure unexcellent lard. En 1709 , de pau-vres gens firent, avec lc gland deChêne , un pain nourrissant, maisd'une faveur désagréable.
Che.ne veri. Cette espece d’ar-bre, qui ressemble au Chêne pourla fleur Sc le fruit, en différéparce qu’il conserve ses feuillestout l’hiver. Quelques-uns de-viennent de gros arbres. On em-ploie leur bois dur à faire desessieux, des poulies dans les vais-seaux. On le préféré pour lesmanches de mail, parce qu’il abeaucoup de ressort. II croît na-turellement en Provence, en Lan-guedoc, en Portugal, en Espagne,une petite espece de Chêne verdsur lequel, à l’excluSion de toutautre, s’attache l’espece dc Gal-linsecte nommée Kermès ; voyezce mot. Cet arbrisseau s’élevedans nos bosquets. Reste à éprou-ver fi l’infccte pourroit réussirsous notre climat. II y a de petitesespèces de Chênes verds qui don-nent des glands doux ayant legoût de Noisettes. E11 Espagne onvend ces fruits au marché.
CHENILLES. La classe dc
GHE
ces infectes est des plus nombreu-ses. On en compte plus de ryoespeces. Elles ont, pour la plupart,des caractères, des moeurs, desmaniérés de vivre qui leur fontcommuns. II y en a quelques-unes qui ont un talent, une in-dustrie particulière, digne d’ar-rêter l'attention d'un oblervateur.Tout est mesuré relativement àleur durée & à leurs besoins. Laplus intéressante, à cause de sonutilité, est celle que l’on connoîtsous le nom de ver à foie ; voyezce mot. Les Chenilles, que biendes personnes ne voient qu’aveceffroi > n’ont rien de venimeux.Celles qui font recouvertes depoils, peuvent occasionner quel-ques petites démangeaisons. IIne s’agit que de les manier avecprécaution. Ces insectes, aprèsavoir rampé fur la terre, quel-ques-unes fous une forme assezhideuse , font appellées à un autregenre de vie. Les unes fe suspen-dent par les pattes la tête cn bas ,fe lient avec un fil de foie par lemilieu du corps, & attendent,fous la forme de chrysalide, lemoment d’une nouvelle méta-morphose, ou plutôt de leur en-tier développement. Les autresfe pratiquent un tombeau de foieou de terre , s’y changent en chry-salides , y restenrpendantplusieursmois, & quelques-unes plusieursannées, dans une inertie presquesemblable à la mort. Les unes Scles autres sortent de cet état lé-thargique à celui d’insectes ailés;voyez Papillons. Ceux-ci le fiontbrillant, couronné d’étincclles,les ailes revêtues des plus richescouleurs, voltigent de fleurs enfleurs pour en sucer le miel, fepoursuivent amoureusement, &animent les jardins & IëS prairies.On distingue les Chenilles desfuisses Chenilles, par lc nombredes pattes. Toutes celles qui ont