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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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ou sur un arbre voisin. Au tempsde leur métamorphose elles dou-blent leur tente, y construisentchacune leurs coques , dont l’as-semblage forme une espece degâteau. Cette tente, qui est quel-quefois longue d’un pied 8c demi,ressemble, au premier coup d’œil,à une vieille toile d’Araignéc ouà une de ces bosses qu’on voit furles arbres. Si on détruit ces nidsimprudemment, fur-tout lors-qu’ils sont anciens, il voltige unepoulsiere fine formée des poilsque ces Chenilles font entrer dansleurs coques ; cette poulsiere oc-casionne, pendant plusieurs joursfur la peau, les démangeaisonsles plus vives & les plus cuisantes.Si elle s’attache aux paupières ouautres parties délicates, il y sur-vient des inflammations qui du-rent 4 ou 5 jours. L'huile , lePersil, frottés fur la peau, appai-fent la démangeaison.

Chenille Sphinx. V. Sphinx.

Chenille du Thitymaìe. On latrouve en Mai & Juin sur leTithymale à feuilles de Cyprès.Cette plante acre, laiteuse 8c très-caustique, est pour elle une nour-riture délicate Sc savoureuse. Ellefait sa coque en terre, se changeen chrysalide, d’où sort un très-beau Papillon de la famille desSphinx éperviers; voyez Sphinx.Son vol est droit & roide. 11 pondses œufs qui, la même année,donnent des Chenilles 8c des Pa-pillons. A défaut de Tithymale,on peut nourrir la Chenille avecl’Epurge.

Chenille d tubercules. CetteChenille très-grosse est ornée detubercules d’un bleu de Turquoi-se. On les prendroit pour autantde pierreries. Quelques espccesont des tubercules jaunes ou cou-leur de Rose. La belle Chenilleà tubercules bleues, se construitune coque de soie grise, ou toute

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la finesse de l’art est mise en usage.L’industrie que nous employonspour construire nos nasses à pren-dre le poisson, est celle de cetteChenille , pour défendre feutréede fa coque à ses ennemis, Scpour pouvoir en sortir facilementsous la forme de Papillon. Laconstruction de cette coque lui afait donner le nom de coque ennaffe. Dès que le Papillon veutsortir, un léger effort écarte lesfils qui, étant souples, prêtentcomme des ressorts. De ces Che-nilles proviennent les grands,moyens 8c petits Paons de nuit.

CHENILLE-p/anre. Le fruitde cette plante, roulé fur lui-même, de couleur verte , imiteassez bien une Chenille. Ce fruit,mis fur les salades, prête au ba-dinage, & inspire un petit effroià ceux qui redoutent ces insectes.

CHERSÉA. La morsure decette espece de serpent, du genredes Dipsades , fait l’effet d’uncharbon ardent. On reste immo-bile. L’étourdissement, les palpi -tations de cœur, le sommeil, sesuccèdent , les poils tombent,les membres se glacent, les chairsse pourrissent, 8c l’on meurt.

CHERVIS. Les racines de cetteplante sont un fort bon mets. M.de Margraff, en les coupant 8c lesfaisant infuser dans l’esprit-de-vin, en a retiré un sel essentielsemblable au sucre.

CHEVAL. Cet animal, ensortant des mains de la nature,est jaloux de fa liberté, fier de sonindépendance, pétulant, mais so-ciable. Les Chevaux sauvages vi-vent en troupes. II régné entreeux désunion, del’amitié. Leursmœurs sont simples. Leur tem-pérament frugal. A l’aspect d’unhomme ils s’arrêtent, le regardentd’un œil curieux, mais fans effroi.L’ttn d’eux s’avance, le fixe d’unregard orgueilleux, souffle des