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annoncent la caducité du Chien.Après avoir vécu près de 15 ans,il subit, comme rous les êtrescréés, la loi de la nature; LesMahométans ont des hôpitauxpour les Chiens infirmes. Lespensions qui leur sont léguées parle testateur, leur assurent unedouce retraite, juste récompensede leurs services. C’est l'animaldomestique le plus docile & leplus utile à l’homme. II est sus-ceptible d’édueation. Tantôt c’estun Chien fidele qui garde lestroupeaux , les rassemble dans unpâturage limité, court, Va &vient, toujours prêt à exécuterles ordres du berger, garantit leMouton timide de la gueule duLoup ravisseur, rappelle la Bre-bis errante & le Bœuf récalcitrant.Tantôt emporté par l’ardeur de lachasse, c’est un Limier, un Lé-vrier qui lance & poursuit, sousles yeux de son maître, le San-glier féroce & le Daim léger :c’est un Epagneul, un Braqueintelligent qui, par la finesse deson odorat, connoît l’espece degibier, l’indique au chasseur pardifférents signes : c’est un Basset,un Chien courant qui poursuitle Lièvre & le Lapin, íc avertitle chasseur en donnant de la voix.D’auttes fois c’est un fier & légerDanois qui précede l’équipaged’un maître opulent, & annoncele passage d’un puissant Seigneur.En un mot, c’est un domestiquesûr & vigilant, toujours prêt àdéfendre, au péril de ses jours,la vie & les intérêts de son maî-tre. II le fuit par tout, lui faitcompagnie, le flatte, le caresse.Sans aucune volonté, il obéitfans résistance. S’il fait une faute,il vient avec docilité en recevoir lechâtiment, & leche la main qui lefrappe. Rien ne peut corromprefa fidélité. Toujours il retourneà son maître. Insensible aux appas
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d’une condition meilleure, il restéattaché au maître le plus pauvre,le plus indigent, le plus miséra-ble. Se s differentes maniérés d’a*boyer, son maintien, son gestemodifié, ses yeux, le mouvementde fa queue sont le langage leplus expressif des sentiments deson ame. L’affection, la recon-noissance, les regrets de l’abson-ce, la joie du retour, les désirsse manifestent au dehors avec leplus grand éclat. II n’a de colereque contre ses ennemis ou cçuxde son bienfaiteur ; ce qu’il ex-prime en hérissant son poil, engrondant 5 c en montrant les dents,Tout le monde fait l’histoire duChien délateur de l’assassin de sonmaître & du lieu de l’assassinat.Le Chien est sujet à plusieursmaladies, telles que la grippe, lapierre , la colique, la galle , &c.Mais il n’en est pas de plus tristepour lui, & de plus funeste àl’humanité, que la rage. Le dé-faut de nourriture & sur tout ladisette d’eau, en sont regardéscomme la cause. Une fureur aveu-gle & meurtrière, une horreurpour les liquides en sont les effets.Dans cet état il ne connoît per-sonne. Sa morsure empoisonnéecommunique la contagion auxanimaux qu’il rencontre. Leshommes devenus enragés par cettemorsure, éprouvent les mêmessymptômes, les mêmes accès.Les efforts qu’ils font pour avalerdes liqueurs fluides, sont vaincuspar un obstacle inconnu qui leurmonte à la gorge. Les bains froids,l’immetsion dans la mer, tes cal-mants, la pommade mercurielle,ont été employés comme des re-mèdes salutaires. Bien souvent ona été obligé d’étouffer le malade.Lorsqu’on a été mordu par unChien , on peut s’assurer s’il estenragé , en lui présentant de l’eau.
Si on le tue sans faire cette épteu-