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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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quelquefois le Borax fous ce nom.

CHRYSOLITE. Cette pierreprécieuse a un peu plus de duretéque l’Aiguë-marine. On la tailleassez volontiers en cabochon plu-tôt qu'à facettes.

CHRYSOMELE. On compteplusieurs efpeces de ces insectes,îls varient par leur grandeur, leurscouleurs & les lieux qu’ils habi-tent. On les trouve presque par-tout. Leur marche estlente. Ouel-ques-uns , lorsqu’on les saisit,rejettent une liqueur huileused’une odeur désagréable. Les plusbeaux de ce genre font la Çhry-fomele d galons 8c l ’Arlequindoré, qui font des plus riche-ment habillés. II y en a une es-pece dont les fourreaux font d’unefeule piece , Sc qui n’a pointd’ailes.

CHUNGAR. Cet oiseau, quitient de la nature du Butor Se duHéron, a été présenté en hom-mage à la Porte Ottomane. LesRuslîens Sc les Tartares de Cri-mée, pour suivre les loix d’unTraité, portent tous les ans cetoiseau orné de Diamants , auGrand-Seigneur.

CIC1NDELES. Ce genre d’in-sectes coléoptères est très-com-mun. II y en a plusieurs efpeces.Quelques-unes habitent fur lesfleurs. On appelle Cicindeles d co-cardes celles qui portent de cha-que côté de petites vésicules rou-ges que l’insecte a la faculté d’en-tìer Sc de désenfler. Les expérien-ces faites fur ces petits corps char-nus, n’en ont pas encore indiquél’usage : Sc la Cicindeîc n’en estpas moins agile par la privationde ces petites bourses.

CIERGE épineux ou du Pérou .Cet arbre, fous nos climats, nepeut fleurir que dans les serreschaudes. Celui que l’on voir àParis au Jardin du Roi a été plantéau commencement du siecle, fous

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la Surintendance de M. Fagon. IIn’a commencé à donner des fleursqu’à fa r re année. II en donneencore pendant l’été. Son fruitn’y vient point a maturité ; maisdans son pays natal Sc aux Bar-baries , il porte des fruits de laforme d’une poire de Bergamotte,de l’odeur Se du goût le plusagréable. Les habitants en culti-vent autour de leurs habitations.Chaque année de la crue de cetarbre se distingue par des étran-glements. On le multiplie de bou-ture aulfi facilement que l 'Opun-tia. On coupe une tige. On lalaisse sécher pendant r 5 jours outrois semaines. On la pique enterre. Elle prend racine. 11 y aplusieurs autres efpeces de Cier-ges , entre autres le Cierge serpen-tin , nommé vulgairement queuede Souris. Ses rameaux dociles Scflexibles s’étendent en espaliers,Sc font ornement dans les serreschaudes.

CIGALE. Ces insectes le trou-vent dans nos Provinces méridio-nales , telles que la Provence, leLanguedoc. Le mâle Sc la femelleont, au lieu de bouche, une trom-pe repliée fous la poitrine. Elleleur sert à pomper le suc contenudans les feuilles Sc les branches.C’est leur nourriture, & non larosée. Le mâle est le seul quichante. Ce chant ne part pas dugosier. L’organe en est fous leventre. On remarque derrière lespattes du mâle deux petites ca-lottes. En les soulevant, on voirplusieurs cavités séparées par di-verses membranes. Dans le milieuest un triangle écailleux. Deuxmuscles vigoureux font mouvoirune autre membrane qui devientalternativement concave Sc con-vexe. L’air agité par cette mem-brane, se modifie dans les autrescavités. C’est à l’aide de ces petitestimbales qu’il appelle amoureu-