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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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mûr, il perd ses bonnes qualités.On le jette aux Pourceaux. II lesengraist'e. La racine de cet arbrepulvérisée , peut servir de tabac,l’rise intérieurement, on l'em-ploie , avec succès, dans l’épi-leplîe.

Otires. Nom donné à une fa-mille de coquilles bivalves qui,regardées fur leur plan latéral >présentent plus ou moins la formed’un Cœur. Celles dont les som-mets font rapprochés font les vraisCœurs. On a donné le nom d’Ar-ches à celles dont les sommetsfont séparés & éloignés. II y en aqui n’ont l’afpeâ cordiforme qued’un côté, telles que les Conquesde Vénus , autrement dites Camestronquées. Les plus belles coquillesde cette famille font la Corbeille ,le Cœur de Vénus , la Conque exo-tique , la Tuilée ou Faitiere , la Frai-se, le Coqueluchon de Moine, laConque de Vénus, la Gourgandine,la Levantine de la grande ejpece , lafeuille de Chou, &c.

COFFRE. Voyez Poisson-coffre.

COIGNASSIER, ou Coignier.II y a plusieurs cfpeces de ces ar-bres , qui diffèrent par la forme& la grosseur de leur fruit. Desdiverses maniérés de le multiplier,la meilleure & la plus prompteest la bouture. Le Coignaflier seplait mieux dans les terres un peusèches & sableuses que dans lesargilleuses. II redoute un terreintrop ingrat. Comme il pouffe peuen bois, on l’einploie à grefferles Poiriers. On ne mange gueresson fruit crud. Cuit, il est stoma-chique. On en fait des gelées, ducotignac, des liqueurs &c uneespece de vin. l otîtes ces prépa-rations font astringentes.

COLCHIQUE. Cette plantea des particularités singulières. Sesfleurs paroissent att milieu desprairies baffes dauz l’automne. Les

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feuilles ne sc montrent qu'auprintemps suivant. Ses racines fontdeux tubercules blancs dont l’unest charnu, l’autre barbu, ils.font remplis d’un suc laiteux,acre. La bulbe est sillonnée lors-que la plante fleurit, dans d’au-tres temps fans sillons. Ces raci-nes, prises intérieurement, fontun poison. Elles se gonflent com-me une éponge , corrodent l’esto-mac, occasionnent des déman-geaisons par tout le corps. Lesremedes font d’abord les vomitifs,ensuite les émollients, les adou-cissants. Les poisons les plus dan-gereux font devenus, fous la mainde M. Storck, Médecin à Vienne,des remedes très-puissants. L’essaíqu’il en a fait fur lui-même, luia fait connoître que, réduit enoximel avec du vinaigre , c’est unpuissant diurétique. Il l’a employépour guérir des hydropisies défefpérées. Un tel remede demandeà être manié par des mains aulìîexpérimentées . que la - sienne.Quant à la vertu des racines deColchique, portées en Amulettepour garantir de la peste , on doitsentir leur peu de réalité.

CO I, COT A R fojjile , ou Cal-chite. C’est une terre martiale sur-chargée de vitriol & calcinée,effet produit par la chaleur sou-terreine. Ce Colcotar naturel res-semble att vitriol de fer calcinépar l’art. On le trouve dans desterres alumineuses en Espagne , àS. Lo en Normandie, en Suede ,en Allemagne. II est rare. Onl’cs-time comme astringent. 11 entredans la Thériaque d’Androma-que.

COLIBRI. II y en a plusieurscfpeces. Ils diffèrent par la gran-deur, la couleur. On en volt auxifles Antilles, en Amérique, auxIndes orientales. Tout íè réunitpour en faire des oiseaux char-mants, odeur agréable, richesse