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de couleur, finesse de taille , ma-niéré de vivre. On les entend vo-lerplutôt qu’on ne les volt. Ondiroit d’un petit tourbillon quipasse. Ils le nourrissent du suc des-fleurs ( ce qui les a fait nommeraufìî Oiseaux Abeilles ) 1c pompentavec leur langue même fans feposer, fe soutiennent en l’air enbattant des ailes. Leur chant estune cfpece de petit bourdonne-ment clair. Les mâles font, dit-on,huppés. Ces oiseaux posent rare-ment à terre. Ils aiment sur-toutle voisinage du Citronnier Sc del’Oranger. C’est fur leurs bran-ches que la femelle fait son petitnid avec du coton. La construc-tion en est des plus jolies. Lafemelle pond deux oeufs de lagrosseur de petits Pois. Le pere 8cla mere couvent l’un après l’autre.Les petits nouvellement éclos fontgros comme des Mouches. Lecourage Sc la hardiesse des Coli-bris font au-dessus de leur force.L’oifeau qu’on nomme Grosbec estfriand de leurs œufs. Lorfqu’i!approche du nid , le pere 8c lamere s’élancent fur lui, le pour-suivent. L’oifeau, quoique fort,& armé d’un bec vigoureux, fuit,jette les hauts cris. II sent à quelsennemis il a affaire. Si les Coli-bris peuvent le joindre, ils Ratta-chent fous son aile , le percent deleur bec fin Sc affilé comme uneaiguille, Sc le poignardent jufqu'àce qu’il périsse. La tendresse pourleurs petits leur fait affronter tou-tes fortes de périls. Si l’on enprend de jeunes, le pere 8c lamere viennent les nourrir. On leurprésente une pâte faite de biscuitSc de vin d'Espagne. Ils la sucentavec leur langue, Sc s’apprivoi-sent aisément. C’est un charmede voir voler ces petits oiseaux.Ce font autant d’atcs-en-ciel nuan-cés des plus riches couleurs. Ils fejouent fur la main , béquetent
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la bouche. Fixé à son climat na-tal, il nous est impossible de jouitde ce charmant oiseau. Un peude fable jettéfur eux est une grêlequi les fait tomber. On les prendavec de petits bâtons légèrementenglués. Pour les conserver, ouleur arrache les intestins. On lesfait sécher, enveloppés de papier,à une chaleur douce. L’éclat deleurs couleurs ne fe ternit point.Les Dames Indiennes les suspen-dent à leurs oreilles comme de*Diamants. On fait, avec leursplumes, des tapisseries Sc des ta-bleaux. L’oifeau Mouche est laplus petite eípece de Colibri. Mê-mes mœurs, même maniéré devivre.
COLLE depoijson. C’est pro-prement une gelée de poissonpréparée par les Hollandois. Onfait bouillir dans de l’eau toutesles parties nerveuses, cartilagi-neuses du grand Esturgeon ou Ic-thyocolle. On les réduit en unecfpece de mucilage. On l’étenden petits feuillets. 11s fe fechent.On les roule en petits cordons.C’est la Colle de poisson. Elle estd’autant meilleure qu’ellc est trans-parente , fans odeur, ni saveur.Elle sert à divers usages. On l’em-ploie à donner du lustre 8c de laconsistance aux rubans de foie,à contrefaire les perles fines. Dis-soute dans de l’eau, on l’emploieà éclaircir le vin > le Café. C’estun filtre qui descend dans la li-queur, entraîne avec lui toutesles parties grossières. Lorfqu’ons’en sert pour coller, elle devientplus tenace, si on la bat à coupsde marteau , & qu’on la fasse di-gérer ensuite fur un feu douxdans de l’eau-de-vie. On l’emploieen Médecine comme anodine,incarnative.
COI.OCASIE. Cette plante,originaire d’Egypte, de Syrie, deCandie, ne s’éleve qu'avec peine