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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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dans les serres chaudes ; rarementy fleurit-elle. C’est une especed'Arum. Sa racine fraîche est unpeu acre. Cuite, elle s’adoucit,a un goût de Noisette. On en faitdu pain.

COLOMBE. On désigne sousce nom la femelle du Pigeon.D’autres prétendent que c'est uneespece particulière. On lui donnele nom à‘Oiseau de Cythere, parccqu’elle ne respire que pour leplaisir. C’est l’attribut de la Déessedes grâces 8c de la beauté. C’estauffi le symbole de la douceur.

COLOPHANE, ou uírcanson.C’est la poix tirée du Sapin. Cuiteavec du vinaigre, elle devientdure, seche Sc presque transpa-rente. Elle sert à dégraisser lesarchets d’insttuments à cordes.

COLOQUINTE. Cette plantecroît dans les deux Indes. Lors-que le fruit est mûr, les Indiensen retirent une pulpe spongieuse,légere, acre 8c amere. C’est unpurgatif plus puissant que l’Aga-ric & le Turbit. II est si violent,qu’on n’en fait gueres usage.

COLSA. On distingue troisespeces de ces Choux, l’une àfleurs blanches, deux à fleurs jau-nes. Ces dernieres eípeces crois-sent plus facilement , exigentmoins d’engtais. On semc le Col-la , on le repique comme lesChoux. Vers la fin de Juin, lors-qu’il est mûr, on le coupe. Onle laisse fermenter un peu en tas.On porte la graine au moulin.On en retire une huile aulsi bonneque celle de Navette. Elle sert àbrûler, à fouler les étoffes de lai-ne, à préparer les cuirs , à fairedu savon noir, Le résidu des grai-nes se met en gâteaux ou pains.C’est une bonne nourriture pourles Bœufs. Mêlée avec du son,elle procure, aux Vaches, un laitabondant. Endettée, on s’cn sertcomme d’un excellent engrais

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pour les terreins oh l’on plante leColsa. La houppe des pieds, lamenue paille est un bon alimentpour les bestiaux. Les racines ser-vent à chauffer le four. Le Colsa,dans les terreins trop fumés & lesvallées balles , est sujet à la nielle.

COLUBR1NE. Espece depierre ollairc grise Sc fans tache.On ne peut la polir. Elle a plusou moins de dureté. On la tra-vaille facilement au tour. La plusblanche est aulsi la plus tendre.On s’en sert quelquefois pour tra-cer des desseins fur des murailles.

COMBBIRD , ou Peigne . Cetoiseau du Sénégal a de la nobles-se , de la gravité dans fa marche.II vole peu, fait la roue avec faqueue, ainsi que le Coq d'Inde.Les plumes de fa queue ferventd’éventail.

CONANI. Espece de Palmierépineux qui croît à Cayenne. Onen distingue deux especes, le Co-nani sauvage & le Conani cultivé.Ce dernier porte un fruit dontl’amande est blanche Sc très-bonneà manger. Le fruit du Conanisauvage a la forme de ceux duCoignalsier. Les habitants en fontune liqueur fermentée qui a unpeu le goût du vin. On dit quecet arbre a la même vertu qjre Var-bre à enivrer lepoijson; voy. ce mot.

CON COMBRE cultivé. Lefruit de cette plante potagère estrafraîchissant. Encore jeune, onle confit dans le vinaigre. Ce fontles Cornichons. L’amande s’emploicdans les émuisions adoucissantes.

Concombre marin. Ce poissona la couleur , l’odeur du Concom-bre. II paroît que c’est une especede zoophyte.

Concombre sauvage , ou Con-combre d'^ine. Cette plante croîtnaturellement dans les lieux in-cultes en Provence, en Langue-doc. Elle contient beaucoup denitre. Desséchée , elle fuse sur les