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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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CON

obligent le poisson de sortir, lemangent 8c déposent à leur placedes œufs. Les petits éclos rom-pent la prison & prennent leurelî'or. La Conque anatifere arbo-rescente s’attache comme uneplante parasite fur des productionsmarines. La tête de l'animal quihabite ces coquilles, est garnied'une multitude de petites plu-mes frangées. Leur mouvementforme des courbes irrégulieres quiattirent, comme dans un préci-pice , les petits insectes dont il se -nourrit.

Conque sphérique. V. Tonnes.

Conque de Vénus. Cette co-quille , du genre des Cœurs, dé-voile souvent à des yeux indis-crets 8c profanes l’ìmage d’unobjet dont la possession n’est ré-servée qu’aux favoris de l’hymenôc de l’arnour. Ce prototype estun larcin fait à la Déesse de labeauté, lorsque Mercure encoreenfant eut dérobé sa ceinture. Leslevres de ce coquillage font quel-quefois garnies d’épines , c’estalors le symbole de la pudeur &de l’innocence. Lorsqu’il est sansépines, on lui donne le nom deGourgandine.

CONSOUDE. Cette plante,dont il y a plusieurs eípeces, croît'dans les prairies humides. Priseintérieurement, c’est un excel-lent vulnéraire. On l’emploieauísi extérieurement dans la luxa-tion Sc fracture des os. On pré-tend que quelques filles ont faitusage de cette plante pour répa-rer les ravages d’un ariiour entre-prenant ; mais foible ressource !la fleur de la virginité fe flétritpour toujours fous la main quila cueille.

CONTRA-YERVA, ou ra-cine de Drack. Ainsi nommé del’Anglois Draclt, qui fit le tourd u monde > 8c la rapporta de sesvoyages. Elle nous vient,d» Pé-

C O P I q. t)

rou. On l’estitne comme un puis-sant contre-poison.

COPAL. Voy. Restne Copal.

COPALME. Voyez LtQur-

DAMBAR.

COQ. Sa contenance est fierezsa démarche grave, son naturelhardi, courageux, son tempéra-ment chaud , vigoureux. Sonchant est l’horloge de la campagnejour 8c nuit. Sa voix se tire dubas de la trachée artere. La Pouleest fa femelle. Au milieu de sonferrai!, tantôt en amant doux,complaisant, attentif, il est auxpetits foins , avertit les Poules dudanger, les appelle pour partageravec lui fa bonne fortune, poussemême la galanterie jusqu’à la leurabandonner toute cntiere ; tantôtc’est un souverain jaloux qui nesouffre pas la présence d’un rival.Si l’on contrefait le chant duCoq,il est inquiet, en allarmes, ras-semble ses Poules, veille fur ellesavec assiduité. Le Coq est unoiseau très-lubrique, & coche laPoule en plein air & jusqu’à ;ofois dans un jour. Le combat desCoqs est le spectacle chéri desChinois & des Indiens. En An-gleterre , ces sortes de combatsoccasionnent un grand concoursde spectateurs. 11 s’y fait de fortesgageures. On a vu de ces Coqscombattre courageusement jus-qu’à la mort, plutôt que de sur-vivre à une honteuse défaite. LesAnglois ont une eípece de Coqsappelles de Vendhover , qu’ilsdrefsent à la chasse comme des oiseauxde proie. Le Coq de Hambourg ,aussi nommé culotte de velours ,est une ttès-belíe efpece. On voitquelquefois dans les cabinets desCoqs monstrueux par leur formesingulière. La corne qu’on remar-que fur la tête de quelques-uns,n’est pas toujours naturelle. C’estle produit d’un petit artifice, qui,consiste à couper la crête du jeune