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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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Ijo COQ

Coq à un travers de doigt des osdu crâne £c d’insérer dans cetteouverture un petit ergot de Pou-let. Cette efpecc de greffe réussità merveille en peu de temps. LeCoq de Bantame est íî brave, qu’iifc bat contre les Chats èc lesChiens. Le Coq de bois ou debruyereçst un animal très-paiíìble. Il nevit que de fruits &c oeufs de Four-mis. Libre , indépendant, il aimeles lieux écartés un peu maréca-geux, affectionne spécialement unPin on un Chêne qu’il ne quittegueres. Il y trouve fa retraite & fanourriture. Le mois d’Avril està peu près lc temps de fes amours.A u lever de l'aurore Sc vers lecoucher du soleil, plus ardent, ilétalé fa queue, fait mille postu-res. Sa tête s'enste. De son gosiertendu sort un cri amoureux quicommence par une forte explo-sion, suivie d’un petit sifflementsemblable au bruit d'une pierre àaiguiser , Lc terminée par uneautre explosion pareille à la pre-mière. Les Poules lui répondent,viennent se ranger sous î’arbre. Ilprend fes ébats Lc les féconde.Quoiqu’il ait fouie ttès-subtil,cependant lorsqu’il chante amou-reusement a il n'entend, ni Jemouvement du chasseur, ni lecoup de fusil qui le menace de lamort.

CoQ, d’Inde. Voyez Dindon.

Coq de marais. Y. Erancoun.

COQUALIN. Ce petit ani-mal se trouve dans la partie mé-ridionale de 1*Amérique. II aquelque ressemblance avec l’Ecu-reuil, mais en différé par le ca-ractère, les mœurs Lc quelquestraits dans la figure. Toujours fa-rouche, méfiant, il ne s’appri-voife point comme l’Ecureuil,ne grimpe point fur les arbres,fait son habitation en terre fousdes racines, y dépose fes petits,y fient son magasin de graines Le

COQ

de fruits pour l’hiver, fe met,comme rEcuieuil, à l’abri du so-leil sous le panache de fa queue.

COQUE. Ce font des enve-loppes de différentes matières,telles que foie , poils, poussière,glu, épiderme de plantes, defeuilles, terre, bois, &c. que cer-tains infestes construisent avec unart singulier, soit pour s’y méta-morphoser, soit pour y déposerleurs œufs.

COQUELOURDE. Pulsaule,

Pajse-fleur , herbe du vent , fleur dePâques. Cette plante croît dansles lieux montagneux, pierreux.On la cultive aussi dans les jar-dins. L’exposition fait varier lanuance de cette fleur. A sombre,elle prend une petite teinte depourpre. Au soleil, elle s’orned’une belle couleur violette. Lesfeuilles de cette plante fraîches,mises dans le nez , font éternuer.Pilées, appliquées au poignet ouà la plante des pieds, elles fontl'effet d’un petit vésicatoire quiguétit souvent les fievres. Elle estemployée par les Maréchaux pourdéterger & cicatriser les vieuxulcérés.

COQUERET, Alkekenge. Levin de Coquerçr est un spécifi-que dans les rétentions d’urine 8cdans la colique néphrétique. Qua-tre ou cinq grains dans une émul-sion , appaisentles douleurs cruel-les de la néphrétique.

COQUES du Levant. On neconnoît point encore l’arbre furlequel croissent ces baies. On nousles apporte des Indes orientale»Les graines de ces baies, réduitesen poudre, font mourir les Poux.Mélées avec du pain Sc réduitesen poudre, elles enivrent le pois-son qui en mange. 11 vient flottersur l’eau , se laisse prendre à lamain. On a reconnu que la chairdu poisson en contractoit des qua-lités pernicieuses. On n décerné