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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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leurs cellules, jusqu’à ce qu’ilssoient assez forts pour pourvoireux-mêmes à leur subsistance. Lesrochers, les bancs d’Huître quiont e'té long-temps négligés, fontles lieux où l’on trouve beaucoupde Corallines de toute efpece.Tour fe les procurer avec leursPolypes développés, il faut lesmettre dans de l’eau de mer. Aubout de quelques heures, ils s’yépanouissent. On verse fur lesbords du vase, autant d’eau bouil-lante, qu’il y en avoit de froide.On enleve promptement les Co-rallines avec des pinces. On lesmet dans de l’efprit de vin af-faibli avec de l’eau. Les Poly-pes n’ont pas le temps de fe con-tracter. Ils périssent dans un étatde développement.

CORALLITE. C’est le Co-rail fossile. II est rare.

CORALLOIDES. Nom don-né aux Polypiers fossiles.

CORBEAU. Cet oiseau pa-roît dans ces pays à l’approche del’Hiver, difparoît au Printemps.II est hardi, sin , doux, d’un odo-rat exquis, fe nourrit d’insectes ,de vers, de charogne, de grains,fait la guerre au gibier , chasseles Corneilles 8e autres oiseauxcarnaciers du canton qu’il habite.Jeune , on peut le dresser a lachasse du vol comme le Faucon.La femelle pond 5 ou c œufsd’un verdpàle , tirant fur le bleu,tachetés de raies noirâtres. Le mâlefidele apporte à manger à fa fe-melle pendant le temps de l’in-cubation. L’efpece fe multipliebeaucoup. En Angleterre , enSuede, aux Indes, on les respecte.Us dévorent les charognes ter-restres & des rivages qui pour-roient empoisonner l’air. En Is-lande , ils multiplient si prodi-gieusement , qu’ils font des ra-vages étonnants, fe jettent furles jeunes agneaux, leur crevent

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les yeux, les dévorent. Leur têteest à prix. A certain jour indi-qué, chaque habitant est obligéd’apporter à la Chambre de Jus-tice , un nombre de becs de cesoiseaux. Celui qui n’cn apportepas, est mis à l'amende. De cesbecs amoncelés, on fait un feude joie. En France, les Gardes-chasse ont grand foin de couperles pattes des Corbeaux qu’ilstuent, pour les présenter aux Sei-gneurs qui leur donnent une pe-tite récompense. Les Corbeauxvivent entr’eux d’une grande in-telligence. S’ils voient tomber unde leurs camarades, ils volentautour de lui, en croassant, re-viennent vers le chasseur, pres-que fur son fusil, semblent le me-nacer , & ne respirent que ven-geance. La chair de cet oiseaua un goût de venaison qui n’estpas agréable. Leurs plumes ser-vent pour les claveffins 8c épi-nettes. On distingue plusieurs esi-peces de Corbeaux par leur cou-leur, & les lieux qu’ils habitent.

Corbeau de nuit. Le croasse-ment des Corbeaux est désagréa-ble ; celui-ci est encore plus hor-rible ; on croiroit entendre unhomme qui vomit.

Corbeau de mer. Voyez Fou.

CORDON bleu. Belle coquillede la famille des Tonnes. VoyezTonnes.

Cordon umhilicale. C’est un pa-quet de vaisseaux entortillés, com-posé de deux artères, & d’uneveine ombilicale : ils prennentleur origine dans le placenta , massevasculeufe qui absorbe le sucnourricier provenant de la ma-trice, de même que les intestinsabsorbent le chyle. Le suc nour-ricier est porté ensuite au fœtuspar la veine ombilicale. La lon-gueur de ce Cordon est assez or-dinairement à peu près de 4 pieds.Cette longueur permet à l’enfant