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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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de se mouvoir, sans arracher leplacenta. II sert aussi à détacherfacilement le placenta de la ma-trice après l’accouchcment.

CORDYLE. Voyez Thon.

Cordyle , ou ïouctte-qucuc. Cegrand Lésard d’Amérique agitela queue comme un fouet, d'oùlui est venu ce nom. II est am-phibie , ovipare , d’un naturel co-lère, irrité ; son oeil s’enflamme,sa gorge s’enflc, ses dents sonttranchantes. II mord cruellement.Pour lui faire lâcher prise, onlui pique les narines. II coulequelques gouttes de sang. L’ani-mal périt. Sa chair est fort bonneà manger.

CORI. Voyez Aferea.

CORIANDRE. Cette plante,lorsqu'elle est verte, a une odeurde punaise insupportable. Sa grai-ne desséchée, devient un aromategracieux. On en cultive dans leschamps a Aubervilliers près Paris.Les Arabes 5 c les Grecs regar-doient le suc des feuilles de Co-riandre comme un poison aussidangereux que celui de la Ciguë.On est bien éloigné de ces idéesà présent. Les Espagnols Sc lesHoilandois font usage de cettegraine dans leurs aliments, com-me d’un excellent cordial. Nousla faisons entrer dans le ratafiades sept graines, dans la biere ,Peau des Carmes, Sec. On enfait des dragées carminatives &d’un bon goût.

CORISE. Cet insecte aquati-que différé de la Punaise à avi-rons, par le défaut d’écussons , lenombre des tarses Sc la forme despattes antérieures figurées en pin-ces d’Ecfévisse. Du reste mémoagilité dans l’eau, mêmes habi-tudes, même port extérieur, mê-me maniéré de nager fur le dos,mêmes armes pour piquer, Sc mê-me puanteur.

ÇORLIEU, ou Courlis, Cet

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oiseau tire son nom du cri qu’ilfait en volant. On en distinguede plusieurs especes variées parles couleurs. Ces oiseaux viventen société, volent par troupes ,habitent les matais, s’y nourris-sent de vers ; leur bec long, af-filé 8 c arqué, est approprié pourcet usage. Leur marche est ra-pide. La femelle pond 4 œufs enAvril. La chair de ces oiseaux estd’assez bon goût, mais un peusauvagine.

CORMIER, Sorbier, Cochêne.Cet arbre se plait dans nos fo-rêts , croît très - lentement, nocommence à porter des fruits qu’à30 ans. Comme il est le plus lentà croître de tous nos bois, il estaussi le plus dur. D’un tempé-rament robuste, il a résisté auxfroids rigoureux de 1709. On l’é-leve de semences. II y en a plu-sieurs variétés : quelques-unes,par leurs bouquets de fleurs, fontun joli ester dans les bosquetsprintaniers. Le Cormier supportefacilement la transplantation. Sonfruit verd est astringent, mûritsur la paille. II est aussi bon queles Nestes. Les Grives en fontfriandes. C’est un appas qui lesattire. Les rameaux du Cormierdonnent lculs une teinture noiredu meilleur teint. On fait avecson écorce des sceaux pour recueil-lir la poix. Son bois dur est pro-pre pour les moulins, les pressesSc toutes les machines exposéesau plus grand frottement. Les Bû-cherons, Tonneliers, Charpen-tiers, Menuisiers ,Charrons, Ebé-nistes , Tourneurs, Armuriers ScGraveurs le recherchent pour sadureté Sc son poli.

CORMORAN. Cet oiseau ha-bite le bord des étangs , des lacs,des mers. On distingue la grandeSc la petite especc. Celle-ci setrouve en Prusse, en Hollande.Le Cormoran ne vit que de pois-