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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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qu’on les fait bouillir, 8c com-munique à l’oiscau entier & auxautres viandes qu’on fait cuireensemble , une amertume insou-tenable.

CRAIE. Cette substance mi-nérale paroît sous diverses formes& couleurs. Le sentiment le plusvraisemblable est qu’elle doit sonorigine à un détriment de coquil-les. On la trouve par masses con-sidérables , traversée pat des bancshorizontaux de pierre à fusil. Onen voit à Meudon, en Bourgo-gne , en Champagne. Cette subs-tance, chariée par les eaux, pa-roît sous diverses formes > tellesVOJléocolle , VAgaric minéral , leguhr de Craie , la Craie coulante ,en poussière , la Craie rouge. Onemploie la Craie blanche 8c ten-dre à faire des crayons à blanchirles plafonds, les couvertures delaine, les gros draps. Celle qui estun peu plus dure , s emploie dansles bâtiments, ainsi qu’on le voità Rheims.

Craie de Briançon. Espece depierre talqucuse. Voyez Talc.

CRAMPE, ou Tremble. Yoy.Torpille.

CRAN. Voyez Falun.

CRANE. Voyez Tête.

CRAPAUD. L’histoire de ectanimal, tout hideuxqu’il paroît,présente un intérêt singulier. Lesuns vivent sur terre, les autresdans Peau. II y en a d’aussi grosque la tète d’un homme. Le Cra-paud nc fait presque que se traî-ner à terre. 11 sc met en colere,lorsqu'on le touche, s’enfle, nelâche point prise lorsqu’il saisitquelque chose, à moins qu’onne l’expose au soleil, qu’il re-doute. II lance, pat fa partie pos-térieure , une liqueur contenuedans une bourse particulière dif-férente de la vessie. On la pré-tend venimeuse. Dans nos cli-mats, ce poison n’a pas grande

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force. Le mâle, dans l’accouple-ment, embrasse tendrement fafemelle > reste couché fur son dosfort long-tcmps. Celle-ci ne peutparvenir facilement à déposer sesœufs. Aufli-tôt qu’elle a fait sortirle premier, le maie, à P aide de sespattes postérieures, tire le chapeletd’œufs avec une adresse singulière-11 ne quitte point l’ouvrage, quel’accouchement ne soit entière-ment fini. Sans ce bon office, lasemelle périroit en travail. Cetteobservation a été faite sur unepetite espece de Crapaud de terre.A Surinam, il y a un Crapauddont les petits éclosent 8c sortentdu dos de la femelle. V. Pipal.

Crapaup volant. Voyez Tete-Chevre.

CRAPAUDINE. Cette subs-tance fossile différé un peu danssa forme 8c dans ses couleurs. Ona cru autrefois qu’elle tiroir sonorigine du Crapaud. Des obser-vations plus exactes ont fait re-connoître que c’étoient des dentsmolaires d e Dorade, ou d’un pois-son du Brésil nommé le Grondeur.La diversité de formes des Cra-paudines dépend de l’espece desdents, & la diversité des couleursde celles des substances métalli-ques.

CRAPAUDINE. Cette plantecroît dans les forêts, les lieuxsableux. C’est un excellent vul-néraire. Mise dans l’eaudes bains,elle ouvre les pores de la peau.L’eau s’y insinue davantage. Ensortant du bain, on la voit trou-ble , gélatineuse, preuve qu’elles’est chargée de toute la matièrequi formoir obstacle à la transpi-ration.

CRA.VAN. Voyez Oie No-

CRAYON noir, ou mine deplomb des Peintres. Pierre schisteusedont les Charpentiers font usagepour tracer des traits. Cette pierre

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