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verticale, pour venir prendre sanourriture. Lorsque la mer se re-tire , les trous que l’on voir, indi-quent la demeure des Couteliers.Elle a quelquefois deux pieds deprofondeur. Pour les faire sortir,on jette une petite pincée de sel.Ils paroissent à l'entrée du trou,on lès saisit. Si on les manque, ilsne se laissent plus reprendre. IIfaut les enlever de force avec desfers pointus nommés Dardtllons.Jettes fur le fable . ils tâchent d’yrentrer. On observe facilementleur manœuvre.
COUTOIR. Voyez Clonisse.
CRABE. On distingue deuxespeces de ces crustacés , les Cra-bes de nier Sc ceux (seau douce.Les Crabes font amphibies, chan-gent tous le? ans de coquilles,dans !e temps de la mue se ca-chent dans le fable, pour se met-tre à l’ábri du choc des corpsétrangers. On les appelle alorsCrabes boursiers. Ils se nourrissentde toutes fortes d’insectes Sc depetits animaux , pincent quelque-fois cruellement les Pêcheurs,tzusqu’à leur couper le doigt. Lors-qu’on les porte au marché dansdes sacs, on a foin de leur atta-cher les pinces, autrement ils léîueroient. Ces animaux marchenten avant, en arriéré, de côté.Leur bouche est d’une structuresingulière. Ils font sortir Sc ren-trer leurs yeux dans leurs orbites.On les voit marcher par bandes.L’amour les rend furieux. Ils sebattent, se heurtent tête contretête comme des Béliers, frappentleurs pinces l’une contre l’autre,Sc se disputent la possession d’unefemelle. Le vainqueur s’en empa-re , la renverse sur le dos. Leplaisir les lie étroitement ensem-ble. On voit ensuite le mâle ai-der la femelle â se remettre surses pattes. On assure que les par-ties de la génération font doubles
CRA
dans l’un Sc l’autre sexe. La se-melle porte ses oeufs fous la queuecomme l’Écrevisse. La chair duCrabe n’est pas trop bonne. Sesoeufs font plus délicats. Sous l’é-caille du dos se trouve une subslance verdâtre Sc grenue appellécTaumalin. On la fait entrer dansla fausse pour les manger. II fautbien se garder de l’employer, sielle est noire. C’est une preuveque la chair du crustacé est em-poisonnée. II a mangé des pom-mes de Mancenillier.
Crabes d‘Amérique. II y en ade monstrueux. L’iste des Cancresen est remplie. Ils pincent cruel-lement. Le fameux Drack, Na-vigateur Anglois, en fut assailli,Sc quoique bien armé, il péritfous leurs pinces meurtrières.
Crabe honteux. On le trouveau Brésil, aux Antilles. Son nomlui vient de la maniéré dont ilplace ses pinces fous son corps.
Crabe des Moluques. Les Chi-nois le regardent comme un metsexquis.
Crabe de vase , ou Palétuvier.On le trouve aux Antilles, àCayenne. II aime beaucoup lesHuîtres & autres coquillages bi-valves. On prétend qu’il se metaux aguets, tenant une pierre dansfa pince. Aussi-tôt que l’Huitrcs’entr’ouvre, il la glisse entre lesdeux battants. L’animal ne peutrefermer sa coquille. II est dévorépar cet adroit chasseur.
CRABIER. Espece de Hérondes ifles Antilles, ainsi nomméparce qu’il se nourrit de Crabes.On en distingue deux especes,dont une a le plumage très-beau.Les Crabiers ont, fur la peau duventre, quatre taches jaunes &deux fur les cuisses. Cet oiseauest très-bon à manger ; mais ilfaut en séparer la chair marquéede ces taches. Autrement, le fielqu’ellcs contiennent lé dilate lors-