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secret de donner avec cette ra-cine une couleur d'or aux mé-taux, sur-tout au Cuivre. On er.jaunit aussi les boutons qu'or.veut couvrir de fils ou traits d’Or.
CURUPA. On attribue à cetteplante des propriétés bien mer-veilleuses. Les Omaguas de l’A-mérique la réduisent en poudre.Leur pipe est un roseau termineen fourche. Chaque branche en-tre dans le nez. On respire ainsila fuinéë. Elle leur procure uneespece d’ivresse qui dure 14 heu-res. Pendant ce temps, ils ontJes visions les plus agréables.
CURURU. Voyez Pipal.
CUSCUTE. Cette plante quin’est qu’une- espece de filet, sortde terre, s’attache ensuite auxpremieres plantes qu’elle rencon-tre. Le filet qui lui sert de ra-cine en terre, se desseche. II sortde sa tige de petits fuçois quis’introduisent dans les vaisseauxde la plante fur laquelle elle s’at-tache. Elle devient alors entière-ment parasite, fleurit, porte desfruits. Ses propriétés tiennent decelles de la plante qui la nour-rit , d’oà leur viennent les nomsd’Epithyme , d’^Lngoure de Lin ,d’Epí-lavande , d’Epi-marrube , &c.
CYGNE. Cet oiseau nage avecune grâce & une facilité singu-lière. On prétend que sa formea donné l’idée de la constructiondes navires. Leurs ailes enfléespar le vent, les fait voguer avecrapidité. Delà est venu l’idéedes voiles. Ces oiseaux flottentsur les eaux, mais ne peuvents’y enfoncer. La nature les apourvus d’un col très-long, à Lai-de duquel ils cherchent dans l’eauleurs aliments. Leur langue esthérissée de petites dents j leurbec large, est favorable pour ra-masser une grande quantité delimon. Ils en extraient leur nour-riture. L’eau ressort par les ou-
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vertures' placées au-dessus. L’ápreartere est réfléchie en maniéréde trompe. Ces oiseaux en ontla voix plus forte. C’est aussi leréservoir d’air , lorsqu’ils restentla tête dans l’eau des demi-hcû-res pour chercher leur nourriture.Le chant mélodieux que l’onprête au Cygne mourant , n’estqu’une pure fable. La femellepond y ou 6 œufs, les couvependant z mois, a pour ses petitsune tendresse singulière, ies dé-fend avec courage. On en voyoitautrefois beaucoup fur la rivierede Seine. On en élevoit dansl’ille des Cygnes. Les troupes deces oiseaux font sur les grandscanaux, un effet admirable. Leurchair est indigeste. Les jeunesfont assez délicats. La peau deces oiseaux, couverte de son du-vet , est propre à guérir les rhu-matismes. Elle favorise une doucetranspiration. On empioie le du-vet à faire des houpes, à garnirdes coussins, des oreillers. Lesplumes de leurs ailes fervent ìécrire. Leur graille mêlée avecdu vin, détruit les taches de rous-seur.
CYPRÈS. Cet arbre toujoursverd, est originaire des climatschauds , fe plait cependant très-bien dans celui-ci. Les fleurs mâ-les & femelles croissent séparé-ment sur le même individu. LeCyprès , dans fa jeunesse, est unpeu délicat. Mais il devient ro-buste. Son bois est odoriférant,très-bon à faire des échalas, destreillages. On peut l’employer dansles bâtiments comme le Cedre ,le Chêne. II fe conserve à l’airmieux que ce dernier. Dans lespays chauds , on retire de fa ra-cine par incision, de la résine. IIdécoule du tronc dans ce paysune substance blanche comme lagomme Adragant. Les Abeilles lafont entrer dans leur propolis. Les