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dans l’intétieut de la terre d’unedissolution de Cuivre avec despierres. Si la précipitation a étéopérée par l’alkali volatil, elleprend une couleur bleue 5c lenom de Cbrysocolle bleue. On trou-ve ces Chrysocolles en globules,en cristallisations, en bouquets,ou en houpes soyeuses. Le Cui-vre dissous 5c combiné avec d'au-tres corps, est d'une utilité éton-nante dans presque tous les arts.Les artificiers en colorent leursfeux ; les peintres , les teintu-riers , les pelletiers le servent duVerd de gris , qui est un de sesproduits. Sa chaux, que Ifcn nom-me Safran de Venus , owÊEcaillesde Cuivre , sert à colorer les émaux,à peindre les porcelaines 5c lesfaiances. On compose avec leCuivre la plupart des instrumentsqui demandent une grande jus-tesse , tels que les instruments demathématiques. Mêlé avec le Zinc,il donne le Tombac , le Pinchebec ,le Similor , le Métal de Prince ;avec la pierre calaminaire, ilfournit le Laiton. Un mélanged’orpiment de Cuivre Sc d'Etain,donne une matière propre à fairedes miroirs métalliques. Le Cui-vre blanc est le résultat de l'Ar-fenic Sc du Cuivre ; 6 c si au lieude l’Arsenic, on met de l’Etain ,on aura le Bronre. Si dans unedissolution de Cuivre, par l’a-cide vitriolique, on met du Fer,l’acide quitte le Cuivre pour Rat-tacher au Fer qu’il colore ; cequi a donné à quelques charla-tans , l’occasion de faire accroireq u'ils avoient le talent, tant Scji inutilement cherché, de trans-muter les métaux. Pour rendreF Or Sc l’Argcnt d’un travail plusîtiíe, on y mêle du Cuivre. En-fin , la grande habitude ou l’onest de l'employer par - tout, faitque l’on oublie trop souvent dansles cuisines, le danger de syn«sage.
CUL
CUL-é/arjc, ou Vitrée. Ce pe-tit oiseau se plait sur le bord deseaux, se nourrit de vers , fait unpetit cri en partant, vole à fleurd’eau, pond 5 ou 6 œufs dansde petits monceaux de pierre,ou dans de vieux terriers de La-pins. On le mange ; mais il n’estpas absolument délicat.
Cul d’Mne, Voyez Ortie de
CUMIN, ou víni/ acre. Lagraine en est carminative. LesHollandois la réduisent en pou-dre , en mettent dans leur fro-mage , 5c les Allemands la mê-lent avec du sel en assaisonne-ment sur leur pain., ce qui lesexcite à boire. Les Pigeons pnfont friands. Pour les attirer dansles colombiers, on y met des gâ-teaux de terre pétrie avec du Cu-min , 8 c arrosée d’huile d’Aspic.
CUNTUR. Voyez Condor.
CURBMA. Espece d Oestre quis’attache aux Rhennes. VoyezOestre.
CURCUMA , Terra mérita ,Safran ou Souchet des Indes. Ondistingue deux especes de ces ra-cines. La ronde plus rare, a moinsde vertus que la longue. Les In-diens cultivent soigneusementcette derniere plante, dont lesfleurs odorantes entrent dans l’as-saisonnement de leur riz Sc au-tres aliments qui prennent uneteinture jaune. Ils en composentauíîî des pommades, dont ils sefrottent lç corps. On regarde leCurcuma comme un remede con-tre la jaunisse. Cependant cetteracine donne une couleur jaunequi devient pourpre, par le moyendes liqueurs dans lesquelles onl’infuse. Les Teinturiers , Parfu-meurs 5 c autres artisans qui cnfont usage, trouvent sa couleurmoins durable que celle de laGaude. Mais elle relevc singuliè-rement l’écarlate. On a trouvé lç