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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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DOR

née & de l’Océan. II aime à seNourrir de cadavres- Sa chair étoitfort recherchée autrefois. EUe esttendre & d’un bon goût. On re-marque comme une rareté dansce poisson , que l’extrémité infé-rieure de son cœur est rouge, Scla partie supérieure presque blan-che. On met la Dorée au nom-bre des poissons qui se trouvè-rent dans les filets de S- Pierre,lors de la pêche miraculeuse, 8cl'on croit que c’est de fa bouchedont il est dit dans l'Evangile, quel’Apôtre tira une piece de mon-noie pour payer l’impôr. Le peu-ple qui lui a donné le nom depoisson de S. Pierre , attribue àl’empreinte des doigts de l’Apôtrela tache qu’on remarque fur lescôtés de la Dorée.

DORMEUR. Poisson de mersingulier par l'habitude qu’il a des'assoupir, Sc de flotter dans cetétat paisiblement entre deux eauxà un pouce de profondeur. Sa peauest si gluante, qu’on ne peut lesaisir à la main. Sa chair n’est pasd'un goût bien délicat.

DORON1C. Cette plante estcommune en Suisse > en Allema-gne, en Provence, en Langue-doc. Sá racine articulée présentela figure du Scorpion ; les qua-drupèdes, 8c sur-tout les Chiens,meurent huit heures après en avoirmangé. Quelques Ecoles de Mé-decine 8c sur-tout les Allemands,la regardent comme cordiale 8catexipharmaque. Gesner, à l’ins-tigation de Mathíole, en prit deuxgios intérieurement ; l'cffet nefut pas aussi prompt que dans lesanimaux , il fut attaqué d’une en-flure par tout le corps 8c d’unefoiblesse pendant deux jours, dontil ne put se délivrer que par lesecours d’un bain d’eau chaude.I-c Doronic de l’AHemagne estaromatique ; on le prend en infu-sion dans le vin ou dans la biere:

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un corps Allemand s'accommodede ce vulnéraire un peu brusque,dont les effets salutaires s’annon-cent par des douleurs aiguës 8cune efpece d’étouffement, un fluxd’urine; la saignée ou le vomis-sement soulage le malade.

DORQUE, Epaulard. Efpecede Dauphin qui, par ses dentslongues 8c tranchantes, arrête laBaleine 8c la ramene vers les cô-tes , ce qui en rend la pêche plusfacile.

DORSTENCA. V- Contra-yervá.

DOTERELLE. Cet oiseau estfort connu des chasseurs Anglois.Les mâles, plus petits que les fe-melles , ont le même port 8c lesmêfnes couleurs. II est, à causede sa paresse, facile à prendre aufilet. Pour l’y conduire , on cho-que deux pierres l’une contre l’au-tre. Au bruit, il leve une patte 8cétend une aile , 8c l’on continuejusqu’à ce qu’il se déplace pouraller se prendre au piege. Leschasseurs ne manquent pas d’imi-ter, par leurs gestes, faction pa-resseuse de l’oiseau, afin, disent-ils, d’aider à la capture ; mais lapantomime doit être superflue.

DOUBLE marcheur. Voy. Am-

PfílSBENÉ.

DOUC de (a Cochinchine. Cetanimal, de l’Asie méridionale, ala gtande taille du Babouin , lesfesses velues du Sapajou , la queuelongue de la Guenon 8c la faceplate du Singe, Son attitude laplus ordinaire, est d’être assis furses pieds de derriere. II vit de seves, de bourgeons d’arbres. Lesbézoarts qui se forment dans l’cstorriac 8c les intestins du Doue,font plus recherchés 8c plus pré-cieux, 8c font plus d’effet queceux des Chevres 8c Gazelles. Lapeur les leur fait souvent rejette!avec leurs excréments j aussi lesIndiens vont-ils à la quête du bé-M Í