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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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■ 17 * DIP

est attaqué de paralysie , leventre s'enfle, le poil tombe,point d’évacuation, ni de trans-piration. A cet état succèdent decruelles démangeaisons , une soifbrûlante, le ventre se lâche, ôc lemalade meurt après avoir ressentiles plus vives douleurs. On litdans la PharsaledeLucain, qu’undes soldats de Caton mordu d'unDipsade , ne put se désaltérer, niavec i’eau, ni avec son propresang. II n’est point de remedeplus prompt que d’appliqucr lefeu fur l’cndroit de la morsure,après avoir suspendu les progrèsdu poison par une forte ligature,& de .faire prendre au malade desvomitifs, des sudorisiques Sc dela viande salée.

D1PTYQUE. Nom donné àde petites tablettes qui, d’un cô-té , représentaient en relief lesConsuls désignés, de l’autre desanimaux, des Gladiateurs, ou letableau des fêtes qu’ils dévoientdonner au peuple en prenant pos-session du Consulat. Us distri-buaient ces Diptyques aux prin-cipaux Officiers.

DIT1QUE. Ce mot qui signi-fie plongeur , désigne un insecteaquatique commun dans les bas-sins , les étangs, les eaux dor-mantes, les ruisseaux Sc les ma-res. Sa larve , semblable au verassassin, s’enfoncc dans la terrequi est au fond de Peau, pour yfaire íà coque.

DODO. L’on nomme ainsile Cygne capuchonné.

DOGL1NGE. Espece par-ticulière de Haleine qu’on pè-che dans le ban de Qualhoé auxisies de Féroé. Sa graisse 5c fa chairfont de mauvais goût. Elles occa-sionnent , à celui qui en mange,une transpiration jaune Sc fétide.Son huile odorante pénétré à tra-vers !e bois des tonnçaux qui lesrenferment.

DOM

DOMPTE-venÓ!. Plante ainsinommée à cause des propriétéssudorisiques & alexipharmaquesde fa racine. Elle porte aussi lenom du Médecin sfscUpias , qui,le premier, en a fait usage. Cetteplante , infusée dans le vin, ditParacelse, chasse, par la plantedes pieds, les eaux qui sont entrecuir 6c chair.

DONZELLE. Ce joli poissonde la mer Méditerranée vient mor-dre ceux qui se baignent sur lacôte de Gênes & d’Antibes. Onle prend à la ligne. On préféréceux qui sont pêchés en pleinemer. Ils nagent en troupe.

DORADE. Ce poisson est fortconnu dans les mers méridionalesde l’ancien Continent. La bellecouleur d’or 8c d’azur rju’on luivoir dans l’eau , disparoft à l’ins-tant où on l’en retire. La Doradeest d’un naturel vif, mais farou-che 6c vorace jusou’i manger ceuxde son espece. Elle nage avecbeaucoup de légèreté , fait laguerre aux poissons volants com-me la Bonite, Sc fe laisse pren-dre comme elle à l’appas de deuxplumes de Pigeons qui flottentfur l’eau au bout d’une ligne atta-chée à la vergue d’un vaisseau.Les dents molaires dont est arméela bouche de ce poisson, lui fer-vent \ écraser les Tellines 6c au-tres coquillages dont il fait faproie. C’est une dent molaire dece poisson qu’on connoît sous lenom de Crapaudine -, voyez ce mot.Sa chair est d’un meilleur goûtl’été que l’hiver. C’est un metsfort commun en Languedoc pen-dant le Carême.

Dorade Chinoise. Voyez Pois-son d’or.

DOR A DILLE. V. Chtïrach.

DORÉE. Ce poisson, ainsinommé à cause de sa couleurjaune, fait son habitation prèsdes rochers de la mer Méditerra-